Piéton happé à mort en 2018: l’alcool et la drogue en cause

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Par Eric Patenaude
Piéton happé à mort en 2018: l’alcool et la drogue en cause
L’état de la chaussée, l’éclairage, la vitesse, l’état du véhicule impliqué et le comportement du conducteur ne sont pas en cause dans cet accident, selon les informations recueillies par la coroner. (Photo : GranbyExpress-archives)

FAITS DIVERS. La coroner, Me Sophie Régnière, a déposé récemment son rapport dans le dossier de David Côté, cet homme de 20 ans qui a perdu la vie après avoir été violemment frappé par une voiture à Granby, le 5 octobre 2018. Une forte consommation d’alcool et la présence de cannabis et de cocaïne détectée dans le sang seraient en cause.

Selon la coroner, le résident de Chambly a passé une partie de la soirée dans un bar et a quitté les lieux vers 01h30 après avoir refusé de prendre un taxi. Ce dernier a préféré marcher afin de se rendre dans le stationnement d’un dépanneur sis à proximité de l’établissement, lit-on dans le rapport. Vers 02h45, un conducteur, qui circulait en direction ouest sur la route 112, a croisé le piéton qui présentait une démarche chancelante. Huit minutes plus tard, un second conducteur filant vers l’est a senti du mouvement sous sa roue. Croyant avoir heurté un animal, il a fait demi-tour pour aller constater sur les lieux et c’est à ce moment qu’il découvre le piéton gisant au sol.

Blessé gravement, le piéton a été transporté à l’hôpital où son décès a été constaté à 04h06.

Dans son rapport, la coroner révèle que le taux d’alcoolémie de M. Côté atteignait 217 milligrammes par 100 millilitres de sang (limite tolérée pour conduire: 80 milligrammes). Du cannabis et du métabolite de cocaïne ont été également décelés lors de l’analyse toxicologique.

D’après l’enquête policière, la victime était «couchée sur la chaussée dans la voie de droite» lors de l’impact. «L’enquête n’a pas permis de déterminer les raisons pour lesquelles M. Côté était dans cette position; il a peut-être chuté ou il s’est couché.»

Enfin, ajoutons que «l’état de la chaussée, l’éclairage, la vitesse, l’état du véhicule impliqué et le comportement du conducteur ne sont pas en cause dans cet accident. Toutefois, l’enquêteur a noté à son rapport que la visibilité était réduite en raison d’un bris de pare-brise (large fissure en étoile) et du fait que l’intérieur du pare-brise était sale», apprend-t-on dans le document. Il s’agit d’un décès accidentel, conclut la coroner.

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