L’appartement: la vie montréalaise de Loïc De La Chevrotière portée au petit écran

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Par Eric Patenaude
L’appartement: la vie montréalaise de Loïc De La Chevrotière portée au petit écran
Loïc De La Chevrotière. (Photo : Gracieuseté-Félix Renaud)

TÉLÉ. Sortir de sa zone de confort, délaisser sa ville natale pour la grande métropole qu’est Montréal, faire sa place dans le monde des affaires à 19 ans  et vivre ses rêves et ses déceptions avec quatre jeunes colocataires «milléniaux» au petit écran. C’est ce que nous présente la série-réalité L’appartement qui met en vedette, entre autres, le Granbyen Loïc De La Chevrotière.

Cette nouvelle série-réalité réalisée par Simon Sachel (Star Académie, Le Banquier, Occupation Double), qui est disponible sur Club Illico depuis le 16 janvier dernier, comprend dix épisodes de 30 minutes. On y suit durant une année complète les péripéties de cinq jeunes du Québec et du Nouveau-Brunswick âgés entre 19 et 22 ans qui emménagent ensemble dans le quartier Mile End. Déjà propriétaire de sa propre boîte de production vidéo, Loïc De La Chevrotière vit avec les caméras au quotidien tout comme ses colocs: Thomas (Edmundston), Sarah-Maude (Magog), Pierre-Alexandre (Lévis) et Shadlyne (Saint-Jean-sur-Richelieu) depuis août dernier. Une occasion en or pour le jeune homme d’affaires d’apprivoiser Montréal et d’y garnir son carnet de contacts.

«Avec ma compagnie de production vidéo, les affaires roulaient bien et je pensais déménager à Montréal puis j’ai eu l’opportunité de participer à un show de télé. À partir de là, ça m’a ouvert les portes», raconte le Granbyen d’origine.

Pour le candidat de L’appartement, l’arrivée en ville marquait le début d’une nouvelle étape de vie: s’occuper de soi-même après avoir abandonné le douillet sous-sol de ses parents. Un nouveau  mode de vie qu’il apprivoise avec les autres colocs de la série.

«C’est ma première expérience en appartement. Ç’a été plein de belles surprises.» «On a vraiment un appartement écoeurant qui se trouve dans l’ambiance de la ville. Et mes colocs sont devenus des amis maintenant. On jase, on soupe ensemble et ç’a super bien cliqué», avoue-t-il.

Et la vie de groupe avec les caméras dans les alentours? «Il y a eu un petit moment d’adaptation», laisse entendre Loïc De La Chevrotière. «C’est totalement une autre game parce qu’à la base; ma seule expérience, c’était d’avoir fait du théâtre il y a longtemps. De se mettre devant une caméra, c’est un autre apprentissage.»

Une génération à découvrir

Habitué à travailler avec les subtilités et les artifices de la télé-réalité, Simon Sachel avait envie de produire une série qui étale les hauts et les bas de jeunes milléniaux dans leur quête personnelle.

«L’idée (de la série-réalité) est partie du fait que l’on voie souvent un peu le même genre de jeunes à la télévision depuis quelques années et j’en suis moi-même un peu responsable avec les Occupation Double de ce monde. Des jeunes qui cherchent leurs 15 minutes de gloire ou ce genre de thrill-là. Et on s’est dit que ça serait le fun de montrer des jeunes qui ont de vrais et beaux projets et qui sont inspirants», confie le réalisateur en entrevue au GranbyExpress.

Entre août et décembre dernier, le réalisateur et son équipe ont donc filmé les faits et gestes des cinq colocataires à raison de trois à quatre tournages par semaine. «C’est arrivé qu’on les ait suivis pour des entrevues et des demandes d’emploi. On a même assisté à des réussites professionnelles et des échecs aussi. C’est sûr qu’à cet âge-là, quand tu vis de beaux moments, tu surréagis et quand tu vis des déceptions, ça fait mal. Mais ultimement, ça se passe bien pour eux.»

Dans L’appartement, pas d’animateur, pas d’élimination ni de pièges. Juste des «Y» dans la fleur de l’âge. «C’est une génération que l’on connaît moins ou que l’on pense connaître. Mais finalement, on ne les connaît pas tant que ça. Ils ont une manière à eux de réaliser ce qu’ils leur arrivent. Moi qui suis dans la quarantaine, parfois, ils me rappellent mon jeune temps et parfois, pas vraiment. Ils ont des réflexes que je n’avais pas et vice versa. Ils nous ont surpris», a affirmé le réalisateur.

Une chose est sûre. Loïc et ses colocataires sont d’excellents sujets à suivre dans l’œil de la caméra. «Ils sont très audacieux et fonceurs.» «Je pense justement à Loïc qui vient de votre région. Il est parti de chez lui et a laissé le cégep pour venir réussir en affaires ici (à Montréal). Ça prend quand même du guts pour partir à l’aventure à 19 ans.»

La petite histoire de L’appartement continuera de s’écrire dans les prochaines semaines avec la reprise des tournages du bloc deux de la série-réalité. Sa diffusion est prévue quelque part en 2020.

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