Vapotage: un ado sur deux a déjà vapoté en Estrie

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Par Eric Patenaude
Vapotage: un ado sur deux a déjà vapoté en Estrie
La curiosité (79 %) se veut la principale source de motivation à recourir à la cigarette électronique chez les adolescents de l'Estrie, selon les conclusions de l'enquête sur les habitudes de vapotage (Photo : Deposit photos)

SANTÉ PUBLIQUE. L’usage de la cigarette électronique chez les jeunes Estriens s’accentue. Près d’un adolescent sur deux affirme avoir vapoté et le tiers d’entre eux soutient le faire assidûment, selon une étude menée par quatre étudiantes de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke en collaboration avec la Direction de santé publique de la région de l’Estrie.

C’est le constat préliminaire qu’ont fait Laura Chénier, Évelyne Dumas, Myriam Guay et Diana Oprea, étudiantes finissantes au doctorat en médecine à la FMSS de l’Université de Sherbrooke, qui ont réalisé cette enquête sur l’essor de la cigarette électronique chez les adolescents, dont les résultats ont été dévoilés, cet avant-midi.

La Dre Mélissa Généreux a supervisé le travail des quatre quatre étudiantes de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l’Université de Sherbrooke. Photo: Gracieuseté-Martin Blache-Université de Sherbrooke.

Pour dresser le portrait du vapotage, 5675 jeunes provenant de 19 écoles secondaires de l’Estrie, dont de Granby, ont répondu aux 35 questions de l’étude.

Selon les répondants, la curiosité (79 %) se veut la principale source de motivation à recourir à la cigarette électronique. Bien que la loi interdise la vente de produits de vapotage aux mineurs, les adolescents sondés admettent s’en procurer dans les magasins spécialisés dans une proportion de 48 %.

«Est-ce que c’est surprenant? Oui et non. C’est surprenant parce qu’il y a quelques années, on n’aurait jamais eu un taux aussi élevé. Mais en même temps, de ce que l’on voit de nos yeux, ça vapote de plus en plus dans les cours d’école (…). On n’est pas surpris, mais ça demeure quand même inquiétant de savoir qu’un jeune sur deux au secondaire a déjà vapoté et qu’une proportion d’entre eux le font toujours», a déclaré la Dre Mélissa Généreux, professeure à la FMSS et médecin-conseil à la Direction de santé publique de l’Estrie.

Plus de détails à venir…

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