Le FRAPRU cogne à la porte du ministre Bonnardel

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Par Eric Patenaude
Le FRAPRU cogne à la porte du ministre Bonnardel
Bien armés de leurs pancartes aux slogans revendicateurs, des membres du FRAPRU ont profité de leur halte sur la rue Principale pour scander haut et fort la pénurie de logements auprès du ministre des Transports et député de Granby. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

HABITATION. En pleine tournée provinciale pour revendiquer une hausse des investissements en logement social, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s’est permis un arrêt au bureau de comté du ministre François Bonnardel, cet après-midi.

Catherine Lussier, organisatrice du FRAPRU, en discussion avec le conseiller politique du député de Granby, François Lemay. Photo:GranbyExpress-Éric Patenaude

Bien armés de leurs pancartes aux slogans revendicateurs, des membres du FRAPRU ont profité de leur halte sur la rue Principale pour scander haut et fort la pénurie de logements auprès du ministre des Transports et député de Granby. Absent toutefois de son bureau, c’est le conseiller politique du parlementaire, François Lemay, qui a accueilli les manifestants et reçu leurs doléances.

«Actuellement, le taux d’inoccupation est de 0,9 % à Granby. C’est extrêmement bas si on compare à la moyenne provinciale (NDLR: 2,4 %, selon la Société d’hypothèques et de logement). Sans compter qu’il y a 1580 ménages locataires à Granby qui paient plus de 50 % pour se loger. C’est énorme. À Granby et dans beaucoup de régions du Québec, la pénurie de logements se vit et les conséquences sont graves», estime Catherine Lussier, organisatrice communautaire au FRAPRU.

Depuis hier et jusqu’à ce vendredi, le FRAPRU fait le tour du Québec en autobus pour aller à la rencontre d’une vingtaine de ministres du gouvernement Legault. Une stratégie qui s’inscrit à l’agenda du regroupement populaire à un peu plus d’un mois du dépôt du prochain budget provincial (10 mars).

Selon le FRAPRU, l’ajout à court terme de 50 000 nouveaux logements sociaux sur un horizon de cinq ans permettrait de répondre aux besoins urgents. «Les logements neufs qui se construisent sont hors de prix pour un grand nombre de locataires. La seule voie à moyen-terme, pour sortir les gens de la précarité, c’est le logement social», a indiqué Mme Lussier.

Aux revendications du FRAPRU, le porte-parole du député de Granby s’est engagé à transmettre les demandes de l’organisation à l’élu de la CAQ.

«Le logement social particulièrement à Granby…on est conscient qu’il y a un niveau de pauvreté. Ça nous attriste, mais ce n’est pas en se voilant le visage qu’on va trouver des solutions», a déclaré François Lemay aux représentants du FRAPRU.

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