Les Hirondelles voient plus loin que le sport

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Par Vincent Lambert
Les Hirondelles voient plus loin que le sport
L'entraîneuse Kénia Bérard (à l'arrière) accompagnée de la directrice générale, Marie-Claude Vallée (à l'avant). (Photo : GranbyExpress-Vincent Lambert)

GYMNASTIQUE. Persévérance, entraide, discipline et famille ne sont que quelques-uns des mots qui font partie de la philosophie des Hirondelles de Granby. Depuis 45 ans, le club de gymnastique mise bien au-delà de la performance puisqu’il veut développer «des êtres humains équilibrés avec de belles valeurs», commente la directrice générale, Marie-Claude Vallée.

Les Hirondelles de Granby n’ont pas prévu de festivités particulières pour célébrer leur 45e saison. Ce n’est pas par manque de volonté, mais bien par manque de temps. À l’automne, l’organisation a tenu pour la première fois une compétition masculine et dans quelques semaines, en février, elle sera l’hôte d’un autre événement sportif.

«On était bien parti pour faire des festivités et finalement, ça s’est transformé en autre chose, raconte en riant la directrice générale des Hirondelles, Marie-Claude Vallée. Ça a été nos festivités d’organiser des compétitions!»

Au fil des années, les Hirondelles, dont le fondateur est Jean-Pierre Guévin,  ont connu une belle ascension, si bien que quelque 900 athlètes s’entraînent maintenant chaque semaine. Se qualifiant comme bien plus qu’un club sportif, l’équipe de gymnastique mise aussi sur l’épanouissement de ses gymnastes.

«Ce n’est pas juste le sport qu’on essaie d’enseigner, c’est des êtres humains qu’on essaie de développer, explique Marie-Claude Vallée. C’est vraiment ça la mission du club. Ce n’est pas juste la gymnastique à tout prix. [Le fondateur souhaitait] que les filles ressortent avec de beaux souvenirs et des étoiles dans les yeux. C’est ce que j’essaie de promouvoir et de continuer.»

Évolution

Quand on lui parle de gymnastique, la directrice générale des Hirondelles n’hésite pas à dire que ce sport est l’un des plus difficiles au monde qui n’a jamais cessé d’évoluer dans le temps.

«C’est vraiment un sport qui teste toutes les limites, fait remarquer la principale intéressée. C’est ce que je trouve absolument extraordinaire. L’évolution est [rapide]. Si vous regardez Nadia Comaneci (JO de 1976) et Simone Biles (JO de 2016), c’est un monde de différences.»

Le sport a connu une évolution à grande échelle, mais la situation n’a pas été pour autant différente pour les Hirondelles de Granby, qui ont aussi connu leur lot de changements. Le club pratique maintenant dans des installations permanentes et dans le cadre de cette 45e saison, il a démarré le sport de tumbling compétitif.

«On a beaucoup évolué, affirme Mme Vallée. On est quand même très fiers. Avant, on était un petit club. On montait et démontait nos équipements. Le Collège [Mont-Sacré-Cœur] nous a accueillis, donc là, on est rendu avec un club vraiment de niveau supérieur. C’est fantastique.»

Expérience

Les Hirondelles de Granby comptent dans leurs rangs plusieurs personnes qualifiées pour développer les athlètes. Kénia Bérard fait partie du groupe. Celle qui aimerait un jour voir une gymnaste performer au niveau national apprécie l’esprit qui règne au sein de l’organisation pour laquelle elle est impliquée depuis facilement une vingtaine d’années.

«On continue de vouloir prendre de l’expansion et de grossir, note celle qui est entraîneuse de niveau 4. Je pense que la gymnastique est un sport qui apporte beaucoup pour tout le monde. Tu n’as pas l’impression de venir travailler. C’est vraiment génial.»

Considérée par la directrice générale comme «une des meilleures au Canada», Kénia Bérard aimerait qu’il y ait encore plus de plateaux réservés aux Hirondelles et que la gymnastique soit intégrée comme «un vrai sport-étude» notamment au primaire. Une opinion que partage également sa collègue.

«On est inlassable, commente Marie-Claude Vallée. On n’arrête pas de travailler et on grandit tout le temps. C’est vraiment le fun. Ce que je trouve le plus beau, […] c’est l’esprit de famille qu’on développe. On travaille pour la jeunesse. On est comme dans une locomotive et on ne lâche jamais.»

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