Une ligue, des points, un classement et…des haches

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Par Eric Patenaude
Une ligue, des points, un classement et…des haches
«Le lancer de la hache, c'est à la fois un défoulement et une façon de garder son focus», explique David Dufour Morin, du Guerrier Urbain. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

ATTRACTION. Après les ligues de garage dédiées au hockey et au baseball, voilà que la confrérie des circuits sportifs amicaux accueille un nouveau joueur: la ligue du mercredi soir du lancer de la hache. Un loisir tranchant prisé par les disciples de Daniel Boone à la recherche d’un défoulement en équipe maintenant offert au centre Guerrier Urbain de Granby.

En plein essor à travers la province, les centres de lancer de la hache gagnent de plus en plus d’adeptes tant chez les femmes que chez les hommes. Pas étonnant de voir apparaître des ligues de garage comme c’est le cas chez Guerrier Urbain. Six mois après son ouverture,  le centre récréatif de la rue Court donnera le coup d’envoi ce soir (26 février) à la première saison de sa toute première ligue chapeautée par l’International Axe Throwing Federation (IATF), dont les bureaux sont à Toronto.

«En étant membre de l’IATF, nos ligues sont régis par des règlements et nos lanceurs ont accès à une plateforme web pour suivre leur classement.» «Ce qui est super intéressant, c’est que chaque lanceur va être classé mondialement sur le site AxeScores qui compile tes statistiques et ton classement au niveau mondial et régional», explique David Dufour Morin, du centre Guerrier Urbain.

Alors que les ligues se multiplient un peu partout, le promoteur de l’établissement  du centre-ville de Granby a saisi l’occasion à son tour de promouvoir le sport auprès de sa clientèle.

«Mon thinking, c’était de partir des ligues parce je voulais offrir quelque chose de nouveau à Granby. Je voulais aller au-delà du simple fait de se divertir. Les gens qui ont le goût de se dépasser et de tester leur talent vont pouvoir le faire sans problème.»

Le déroulement

Comme toute bonne ligue, le réchauffement d’avant-partie pour lancer les hostilités fait partie du décorum de la discipline. Ensuite place au duel dans une série 2 de 3 où l’objectif est de marquer le plus de points en atteignant une cible.

«Chaque manche, c’est cinq lancers par allée et chaque portion de la cible vaut un nombre de points (5,3,1). Et pour avoir des points, la majorité de la lame doit se retrouver dans la partie la plus forte de la cible», confie M. Dufour Morin.

Et comme dans tout bon match de hockey, la prolongation fait partie des régles pour dénouer l’impasse. Dans ce cas-ci, les joueurs ont recours à une seconde hache communément appelée Tie Breaker pour sceller l’issue de la partie.

À première vue, le lancer de la hache laisse présager qu’il faut une force herculéenne pour faire partie de l’élite du sport. Selon le promoteur du Guerrier Urbain, il n’en serait rien.

«Le lancer de la hache, c’est loin d’être une question de force. C’est plus une question de technique et de transfert de poids. Il faut juste bien utliser son corps pour pouvoir bien lancer la hache. C’est un peu comme un lancer frappé au hockey.»

Étalée sur huit semaines (30 parties incluant le calendrier régulier et les séries), la ligue du Guerrier Urbain s’adresse aux 18 ans et plus. Mais David Dufour Morin projette déjà d’organiser des ligues pour les plus jeunes.

«Le lancer de la hache, c’est à la fois un défoulement et une façon de garder son focus. Ce sport propose les deux extrêmes comme le tir au fusil où l’on peut tirer pour s’amuser ou bien faire un tir de précision avec un niveau de concentration élevée.»

 

 

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