Sans aide, plus de la moitié des PME déclarent ne pas pouvoir payer le loyer de mai

Sans aide, plus de la moitié des PME déclarent ne pas pouvoir payer le loyer de mai
(Photo : GranbyExpress-archives)

COVID-19. Plus de la moitié des PME déclarent ne pas pouvoir payer le loyer de mai sans une aide financière supplémentaire, alors qu’ils étaient un quart à être inquiet de ne pas y parvenir en avril selon le plus récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). À cela s’ajoutent plusieurs propriétaires de PME qui ont peur de fermer définitivement leurs portes. 

«La semaine dernière, le gouvernement fédéral a annoncé un nouveau programme d’aide aux loyers commerciaux. Plusieurs propriétaires de PME attendent avec impatience les détails de ce programme. Les factures continuent de s’empiler et les revenus ne sont pas au rendez-vous. Il est donc crucial que les provinces travaillent de concert avec le gouvernement fédéral afin que cette aide au loyer soit disponible dans les plus brefs délais. Plus vite elle le sera, plus rapidement seront soulagés les entrepreneurs», explique Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales du regroupement qui compte 110 000 membres.

«À ce stade-ci, un report du loyer ne suffira pas. Les entreprises doivent être exemptées d’une partie importante du coût du loyer. Les gouvernements provinciaux sont ceux qui ont ordonné la fermeture de nombreuses PME. Il faut donc des mesures pour aider les propriétaires d’entreprises à payer le loyer tant et aussi longtemps que les fermetures dues à la COVID-19 dureront», ajoute François Vincent, vice-président à la FCEI.

La FCEI demande aux gouvernements, propriétaires d’immeubles commerciaux et aux locataires, qu’ils assument tous une part des coûts de ces loyers. La FCEI appelle également les provinces à protéger les locataires commerciaux qui étaient en règle avant la crise de la COVID-19 afin d’éviter qu’ils soient expulsés.

«Le premier avril a été très angoissant pour de nombreux propriétaires d’entreprises. Il faut éviter que le premier mai ne soit un cauchemar pour plusieurs d’entre eux», conclut Jasmin Guénette.

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