Une saison retardée et plus difficile financièrement

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Par Vincent Lambert
Une saison retardée et plus difficile financièrement
Le gouvernement du Québec a prolongé la période de confinement jusqu’au 4 mai. Pour les gestionnaires de terrain de golf, on souhaite permettre aux joueurs d’aller sur le vert à cette date ou même avant. (Photo : Deposit photos)

COVID-19. La pandémie du coronavirus qui sévit un peu partout a forcé l’annulation de plusieurs activités sportives. Et le golf pourrait aussi connaître son lot de difficultés. Les propriétaires et gestionnaires de clubs de Granby anticipent le départ tardif et prévoient une baisse de revenus importante.

L’industrie du golf est en communication constante avec les autorités sanitaires gouvernementales pour regarder la possibilité de lancer la saison le plus tôt possible. Pour les clubs Les Cèdres, Granby Saint-Paul et Miner, le souhait est d’ouvrir bientôt, mais ils suivent les recommandations émises par le gouvernement.

«On ne peut pas ouvrir tant qu’on n’a pas la permission, a expliqué le propriétaire du club Les Cèdres, Serge Nadeau, en entrevue téléphonique. On espère l’avoir bientôt. On ne se fait pas d’illusion. Si c’est à la mi-mai, ce sera à la mi-mai, si c’est à la fin mai, ce sera à la fin mai ou peut-être plus tard. On ne le sait pas du tout. Ça va dépendre de comment les choses évoluent.»

Rappelons que le gouvernement du Québec a prolongé la période de confinement jusqu’au 4 mai. Pour les propriétaires de terrain de golf, on souhaite permettre aux joueurs d’aller sur le vert à cette date ou même avant.

«Pour la date d’ouverture, on attend après la santé publique, a commenté pour sa part le propriétaire du club Granby Saint-Paul et Waterloo, Joslin Coderre. On est prêt à partir du 5 mai.  Les deux parcours sont prêts et en bonne condition.»

Même son de cloche pour le directeur général du club de golf Miner, Daniel Bernard.

«On est prêt à accueillir les gens, a affirmé le gestionnaire. Je pense que ce serait bon pour le mental des gens. Je pense que le golf, on est un sport qu’on peut respecter les règles sanitaires. On est en attente.»

Préparation

Même si les activités ne peuvent reprendre pour l’instant, la préparation du site ne doit pas être négligée puisqu’«il va avoir des conséquences irréversibles si on fait ça».

Depuis les trois dernières semaines, Serge Nadeau a travaillé à l’extérieur pour nettoyer la surface gazonnée. Et il compte avoir du renfort dans les prochains jours.

«Il faut faire la tonte très bientôt, a indiqué le principal intéressé. Ça va me prendre minimum deux peut-être trois personnes à temps plein pour avoir un entretien adéquat des parcours même si on n’est pas ouvert. C’est essentiel, on ne peut pas laisser le terrain aller. Et le gouvernement nous permet d’avoir un strict minimum d’employés pour faire l’entretien minimal.»

Dans sa boutique, M. Nadeau a déjà commencé à aménager sa boutique pour que ce soit «sécure» en installant, entre autres, un lavabo pour le lavage de mains et des rubans sur le sol. De son côté, le club de golf Granby Saint-Paul a aussi mis sur pied des mesures pour son personnel.

«Présentement, je dirais que le seul protocole qui a été mis en place, c’est pour les employés qui travaillent actuellement sur le terrain pour faire des tâches essentielles, a souligné M. Coderre. Dans le fond, c’est le même protocole que les autres entreprises. Une fois qu’on va avoir [les recommandations de la santé publique], là, on va pouvoir bonifier ce qui va avoir été donné et on pourra faire des initiatives.»

Au club de golf Miner, la préparation du terrain va bon train et on a bon espoir que l’ouverture se fera le 4 ou 5 mai avec des restrictions.

«On est en train de faire l’entretien régulier avec le personnel minimum, a relaté M. Bernard. Si on avait eu une saison normale, le terrain aurait été ouvert le 3 avril. Ça aurait été un bon deux semaines d’avance par rapport aux autres années.»

Baisse des revenus

Le golf avait le vent dans les voiles selon Serge Nadeau du club Les Cèdres avant le contexte actuel. La pandémie engendrera toutefois des pertes financières pour les clubs.

«La priorité, c’est le terrain d’exercice et le parcours de golf, a confié M. Nadeau.  Si on peut opérer ça de façon convenable, sécure, je vais être très heureux. On va quand même terminer la saison avec une importante baisse des revenus dans l’année. Ça, c’est sûr, mais on gérera ça.»

Au club de Granby Saint-Paul, une augmentation de 14 % des abonnements de saison avait été notée. Et la relève est bonne alors que 47 % des membres ont en bas de 50 ans. Le propriétaire s’attend aussi malgré tout à une baisse des revenus à cause du coronavirus.

«Je dirais que je ne m’attends pas à avoir une bonne saison parce qu’on a eu plusieurs annulations. C’est sûr qu’on s’attend de sauver les meubles cette année. Je vais avoir une année moins bonne que les dix dernières.»

Le club de golf Miner anticipe pour sa part aussi un déficit.

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