Un Venza au goût du jour

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Par Benoit Charette
Un Venza au goût du jour

À défaut d’avoir un réel lancement médiatique, Toyota a un journaliste à la fois, pandémie oblige, à venir voir en personne le nouveau Venza 2021. Nous pouvons dire que le modèle est fidèle à son image, plus luxueux avec une ligne qui s’éloigne du style « station-wagon » de l’ancienne génération.  Mais au fait, pourquoi le Venza a-t-il quitté la route en 2017 alors que les ventes canadiennes se portaient plutôt bien ? Le problème se situait au sud de la frontière chez nos voisins étatsuniens. Les ventes n’allaient pas bien chez eux et comme le Venza était construit en Indiana, lorsque les Américains ont décidé d’arrêter la production, faute d’acheteurs, le Canada a écopé au passage. Cette situation ne se produira plus avec le nouveau Venza qui est fabriqué au Japon. Le Canada transige directement avec la maison-mère et même si les États-Unis décidaient de retirer le véhicule du marché, le Canada pourrait continuer d’en acheter.

Construit avec des ingrédients connus

Au Japon, le Venza porte le nom de Harrier, donc techniquement, ce n’est pas un nouveau véhicule sur la route, simplement un nouveau véhicule chez nous. Le Venza repose sur la même plateforme et offre la même mécanique qui le RAV4 hybride. Vous avez donc avec l’apport des batteries 219 chevaux sous votre pied droit, 150 de ces chevaux proviennent du moteur à essence seulement. Nous n’avons pas eu l’occasion de rouler avec le modèle qui nous a été présenté, car il s’agissait d’un prototype qui n’est pas légal pour la route. La production va débuter cependant bientôt pour le Canada et les premiers modèles arriveront en août. Le Venza, comme le RAV4 hybride offre un système 4RM hybride et adopte une fonction de différentiel à pré-charge pour pour une conduite plus précise et coulée. Le Venza sera disponible en trois versions LE, XLE et Limited. Aucun prix n’a encore été annoncé. Toyota nous a laissé savoir que le modèle XLE sera sans doute le plus populaire et que les prix seront annoncés quelques semaines avant la mise en marché. Pour avoir une petite idée, il s’agit d’aller voir la concurrence comme le Chevrolet Blazer, le Ford Edge ou le Honfa Passport et il faut probablement s’attendre à une gamme de prix de 40 000 à 50 000$ pour un modèle Limited bien habillé. Pour ceux qui comptent s’en servir pour remorquer, le Venza pourra tirer 1 750 livres, ce n’est pas beaucoup. Mais , comme ilo y a toujours deux côtés à une médaille sachez que le moteur promet un rendement exceptionnel de seulement 5,9 L aux 100. En retournant dans mes anciens essais, j’ai trouvé des moyennes autour de 11,5 L/100 km avec l’autre génération de Venza avec le V6.

Une meilleure facture

Comme tous les constructeurs semblent vouloir le faire en ce moment, Toyota soigne son image et offre un Venza plus haut de gamme avec garniture rembourrée, cuir surpiqué de meilleure qualité dans les versions haut de gamme, système audio JBL de 1 200 watts, afficheur tête haute en couleur, écran central de 12,3 pouces. On va jouer, de l’aveu même de Toyota, dans le territoire de Lexus avec un modèle comme le RX.  Les Coréens ont sans doute forcé la concurrence à franchir cette étape et Toyota n’avait plus le choix. Tout ce qui reste à faire est maintenant d’en faire l’essai, ce qui devrait arriver d’ici le mois de juillet. On vous tient au courant.

 

 

 

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