La peinture, «un besoin inné» pour Michèle Kramer

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Par Vincent Lambert
La peinture, «un besoin inné» pour Michèle Kramer
L'artiste-peintre de Granby, Michèle Kramer a exposé un peu partout dans le monde depuis le début de sa carrière. (Photo : Gracieuseté)

PEINTURE. Du temps, ces jours-ci, Michèle Kramer en a, mais pas suffisamment pour réaliser toutes ses idées. L’artiste-peintre de Granby peint à défaut de ne plus pouvoir exposer en raison de la pandémie. Et des projets, elle en a une cinquantaine en tête.

«J’ai plein de projets et je n’ai pas assez de temps pour tous les faire, a confié avec le sourire dans la voix celle qui a fondé l’événement Couleurs urbaines. Je peins sans arrêt, c’est ma vie, c’est ma passion. Alors, il faut que je peigne, j’en ai besoin.»

Le confinement causé par le coronavirus est venu changer le quotidien de Michèle Kramer, comme bien d’autres gens d’ailleurs. Habituée de participer à plusieurs symposiums par année, la Granbyenne s’occupe, jardine et fait parler ses pinceaux.

«Je trouve que c’est long, comme tout le monde, a lancé la principale intéressée au bout du fil. C’est ennuyeux, on ne peut pas rencontrer nos amis. Je ne peux pas animer mes ateliers de peinture alors mes élèves me manquent. Il y a plein de petites choses négatives comme ça.»

Malgré tout, le temps passé chez elle lui permet de s’attaquer à des œuvres de plus grand format et l’inspiration est toujours là.

«C’est un besoin inné, a-t-elle souligné. Il faut que je peigne. J’expose en permanence, mais là, il n’y a plus personne qui voit mes choses. Comme j’ai beaucoup de temps, là, je fais de grands tableaux qui prennent plus de temps que les plus petits. Alors j’étire ça, je peins.»

Michèle Kramer produit beaucoup, si bien qu’elle a présentement une soixantaine de tableaux chez elle en confinement en plus de ceux qui sont déjà en circulation. Celle qui se considère comme «une fille de la nature» devait tenir cet été un événement dans son jardin comme chaque année.

«Je fais un événement qui s’appelle Jardins fleuris. J’expose mes tableaux à l’extérieur parmi mes fleurs et j’invite les gens à venir. C’est gratuit. Les gens viennent se balader et viennent voir. On espère que ça va reprendre l’an prochain.»

L’artiste qui peint depuis les années 60 s’inspire de la nature, mais aussi des fleurs de son jardin. Ce qui lui a permis de remporter plusieurs prix dans sa carrière et d’exposer un peu partout dans le monde. «J’ai une carrière très remplie», a-t-elle conclu avec fierté.

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