Sport collégial: «Je te dirais qu’on vit pas mal une semaine à la fois»_Daniel Reid

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Par Eric Patenaude
Sport collégial: «Je te dirais qu’on vit pas mal une semaine à la fois»_Daniel Reid
Daniel Reid, entraîneur de l'équipe de volleyball masculin au Cégep de Granby. (Photo : Gracieuseté-Cégep de Granby)

SPORTS.  Poussés sur les lignes de côté jusqu’en janvier et peut-être pour plus longtemps, forcés de faire une croix sur leur saison d’automne. Les joueurs et les entraîneurs des différentes équipes des Inouk du Cégep de Granby y goûtent cette année pour les raisons que l’on sait. À défaut de voir ses ouailles à l’œuvre, l’entraîneur de volleyball masculin, Daniel Reid, profite du contexte pour visualiser son éventuelle saison.

«C’est différent d’un sport à l’autre et d’un coach à l’autre. Pour les coachs de sports d’automne, c’est officiellement fini pour l’année. Pour eux, c’est… on pense à l’automne 2021. Pour un gars comme moi qui gravite dans un sport annuel, on a au moins l’espoir qu’on va jouer en janvier», mentionne Daniel Reid.

Et la réaction des joueurs? «C’est sûr qu’ils n’étaient pas contents. Mais en même temps, les gars n’ont pas été surpris parce que le sport universitaire; le niveau juste au-dessus de nous, avait suspendu sa saison. Alors si en haut, c’est annulé, ça se pouvait que ça nous arrive nous aussi», raconte l’entraîneur.

Alors qu’une bonne portion de la province se trouve en zone rouge pour tenter de freiner l’expansion de la deuxième vague de COVID, Daniel Reid essaie tout de même de tirer profit de la situation pour parfaire ses entraînements et ses plans de match.

«Nous, à Granby, on a obtenu la permission de poursuivre nos entraînements en respectant les normes sanitaires du protocole du Cégep. Et tant qu’on est en zone orange, on peut s’entraîner.»

Quant à la possibilité d’organiser des parties hors-concours avec d’autres collègues, tout est sur pause jusqu’à la fin de la période des 28 jours (28 octobre) décrétée par le gouvernement Legault.

Jeune équipe

Pour les formations de volleyball armées de vétérans qui aspiraient aux grands honneurs, le débarquement du coronavirus arrive à un bien mauvais. Chez les Inouk, le désappointement se vit différemment.

À la tête d’une jeune équipe en reconstruction  (8 recrues, 5 vétérans), Daniel Reid peut en témoigner. «Mon équipe est en mode semi-développement, semi-performante. Pour moi, ce n’est pas un drame de focuser sur les entraînements et des matchs, ça reste un laboratoire. Présentement, je ne peux pas faire de petites évaluations (en situation de match), mais personnellement, je sais que je ne suis pas dans une année de haute performance avec mon équipe.»

Malgré une saison suspendue jusqu’à nouvel ordre, le vétéran entraîneur des Inouk demeure optimiste dans l’attente de pouvoir vivre un vrai semi-calendrier avec sa troupe.

«Le fait qu’on n’ait plus nos matchs du vendredi et nos tournois du dimanche, c’est sûr qu’on a plus de temps libre par rapport à notre coaching.» «Je te dirais qu’on vit pas mal une semaine à la fois. Cette semaine, la situation est comme ça et ça se peut que la semaine prochaine soit différente.»

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