Familles d’accueil recherchées

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Par Stéphane Lévesque | Initiative de journalisme local
Familles d’accueil recherchées
Les ressources de type familiale comprennent les familles d’accueil de proximité (famille proche de l’enfant), les familles d’accueil régulières et les familles d’accueil de type banque mixte qui s’investissent auprès d’un enfant pour qui l’adoption a été identifiée comme projet de vie. (Photo : Deposit photos)

COMMUNAUTÉ. Le CIUSSS de l’Estrie – CHUS est à la recherche de 150 nouvelles familles d’accueil régulières pour des jeunes en difficulté et de 50 familles pour des jeunes présentant une déficience intellectuelle ou physique. L’Estrie compte actuellement 475 familles qui accueillent près de 1000 jeunes. 

«Ce sont des héros qui n’ont besoin que d’un terreau fertile pour  bien se développer», exprime Geneviève Barry, qui accueille des enfants avec son conjoint Éric depuis quelques années.

Parents de sept enfants entre 7 et 26 ans, Geneviève et Éric en ont deux qui sont confiés par la direction de la protection de la jeunesse (DPJ) et deux autres sont issus de l’adoption internationale. Durant la pandémie de COVID-19, ils ont aussi été famille d’accueil d’urgence pour deux adolescentes.

Ce projet familial est né du sentiment d’être privilégié dans la vie et de vouloir redonner à la société. Geneviève, une infirmière de formation maintenant enseignante au Centre 24-Juin à Sherbrooke, a vécu un placement à l’adolescence et a donc connu la réalité des familles d’accueil. C’est elle qui a amené son conjoint, ingénieur informatique qui venait d’un milieu plus aisé, à se lancer dans l’aventure, car tous n’ont pas les mêmes chances au départ.

Qu’est-ce que ça prend pour devenir famille d’accueil?
«C’est important d’avoir des valeurs communes, le goût de faire une différence, être prêts à s’adapter aux besoins des enfants, et être très patients!», souligne Geneviève qui rappelle que les défis peuvent être grands, puisque les jeunes en famille d’accueil ont nécessairement vécu des situations difficiles ayant mené au retrait de leur milieu familial. Ils présentent souvent des problématiques en découlant comme des traumatismes, des troubles de comportement ou des troubles d’apprentissage.

«Il y a les bonnes et les mauvaises journées. Il faut être prêt à vivre des montagnes russes au quotidien», ajoute-t-elle en précisant qu’il y a aussi les instants magiques comme la facilité des enfants à s’émerveiller (même pour une simple histoire racontée!), les progrès réalisés au fil du temps qui démontrent leur capacité à se relever et leur résilience.

Notons que les ressources de type familiale comprennent les familles d’accueil de proximité (famille proche de l’enfant), les familles d’accueil régulières et les familles d’accueil de type banque mixte qui s’investissent auprès d’un enfant pour qui l’adoption a été identifiée comme projet de vie. Les enfants et les adolescents confiés à une autre famille pour veiller à leur bien-être et à leur développement le sont puisque leurs parents biologiques reconnaissent qu’ils sont incapables de répondre à leurs besoins ou encore parce qu’un intervenant social l’a recommandé au tribunal.

Les gens intéressés à faire la différence dans la vie d’un enfant ou d’un adolescent sont d’ailleurs invités à s’inscrire à une séance d’information qui se tiendra le 25 novembre en communiquant avec le Service de recrutement des ressources de type familiale (RTF) au 819 346-8471, poste 58456, option 4.

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