L’école alternative toujours sur les rails à Granby

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Par Sarah Villemaire
L’école alternative toujours sur les rails à Granby
De gauche à droite, Olivier Bégin-Caouette et Évelyne Lebeau sont tous deux membres du comité du «projet d'école publique alternative de Granby». (Photo : Gracieuseté Olivier Bégin-Caouette et Évelyne Lebeau)

ÉDUCATION. Le projet d’école publique alternative de Granby a été mis sur la table en janvier 2016. Près de cinq ans  plus tard, le comité de parents voit présentement une lueur d’espoir à la suite de l’annonce récente par Québec de la construction de deux écoles primaires.

Évelyne Lebeau est éducatrice à la petite enfance de formation et mère de deux enfants.Comme bien des parents du coin, elle rêve d’une école alternative dans sa ville. Par définition, les écoles alternatives sont des écoles publiques intégrées par les centres de services scolaires où «les enfants apprennent en fonction de leurs intérêts et de leurs passions», explique l’une des pilières du comité de parents fondé en 2015. Depuis quelques années, le comité de parents souhaite voir s’ériger la 49e école alternative de la province à Granby. Au fil des cinq dernières années, plusieurs parents se joignent à la cause en contribuant à l’élaboration du projet. Par cet engouement, plusieurs étapes se sont succédé telles que l’adoption du document de présentation d’une école alternative, l’obtention des intentions d’inscriptions des parents ainsi que des présentations officielles du projet auprès de la défunte Commission scolaire Val-des-Cerfs. Malgré les centaines d’intentions d’inscription, le comité de parents s’est fait montrer la porte de 2016 à 2019. Une impasse subsistait par le fait qu’il n’avait pas d’espace suffisant pour intégrer une école alternative dans un établissement scolaire. «C’est vrai qu’encore aujourd’hui, les écoles à Granby sont à pleine capacité. Si l’on ouvre une école à l’intérieur de la structure que l’on a, on va être obligé de déplacer des élèves et par conséquent, créer une levée de boucliers», explique Olivier Bégin-Caouette, membre depuis janvier 2020 du comité.

L’école alternative, c’est …

  • Une école publique qui respecte le programme, mais qui adopte une pédagogie centrée sur l’élève.
  • On y dénombre 48 établissements au Québec.
  • 44 sont au niveau primaire et quatre au secondaire dans 13 centres de services scolaires.

Une lueur d’espoir

Depuis le début de l’année, le vent semble tourner en faveur du comité de parents. Ne baissant pas les bras malgré les refus des années précédentes, les membres se sont mobilisés pour aller chercher d’autres intentions d’inscription. De plus, l’annonce concernant la construction de deux écoles primaires à Granby prévue pour 2022 a donné un second souffle pour le comité. En septembre dernier, une séance publique virtuelle a été organisée afin de resensibiliser de nouveaux acteurs. Une rencontre qui a porté fruit puisque le comité a réussi à mousser ses intentions d’inscriptions pour un total de 335. Une confiance s’installe donc auprès de ce comité pour la présentation de leur projet lors de la prochaine assemblée ordinaire du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs. «Je suis convaincu que c’est le bon moment parce que la création de nouvelles écoles veut dire que l’on ne déplace personne», mentionne Olivier Bégin-Caouette. De son côté, Évelyne Lebeau est optimiste face à l’aboutissement du projet. «En cinq ans, c’est la première fois que je vois autant d’ouverture de la part de la direction et il semble avoir une possibilité prochaine», explique la militante qui garde toujours espoir.«C’est très rare que ce soit aussi long et laborieux. Si on se compare aux autres services scolaires, ça peut prendre un ou deux ans, mais cinq ans, c’est du jamais vu», souligne-t-elle.

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