Des syndiqués de la protection de la jeunesse manifestent à Granby

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Par Eric Patenaude
Des syndiqués de la protection de la jeunesse manifestent à Granby
En négociation avec le gouvernement Legault dans le but d'en arriver à un nouveau contrat de travail, ces membres de l'APTS ont profité de la Journée internationale des droits de l'enfant (20 novembre) pour passer leur message. Mécontents face à l'avancement des négociations, les syndiqués n'ont pas manqué de le dénoncer lors de leur rassemblement sur la rue Saint-Antoine Sud. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

RELATIONS DE TRAVAIL. Des syndiqués de l’Alliance du personnel professionnel et technique de  la santé et des services sociaux (APTS) ont amorcé une manifestation, vendredi midi, devant les bureaux du Centre jeunesse de Granby (CJG).

En négociation avec le gouvernement Legault dans le but d’en arriver à un nouveau contrat de travail, ces membres de l’APTS ont profité de la Journée internationale des droits de l’enfant (20 novembre) pour passer leur message. Mécontents face à l’avancement des négociations, les syndiqués n’ont pas manqué de le souligner lors de leur rassemblement bruyant. D’ailleurs, tout juste avant de converger vers les bureaux du CJG de la rue Saint-Antoine, les travailleurs et les travailleuses de l’APTS ont fait une tournée de la ville pour soutenir leurs confrères et leurs consoeurs qui oeuvrent dans des établissements de la protection de la jeunesse.

«On profite de la Journée internationale des droits de l’enfant pour rappeler que les centres jeunesses sont importants. C’est au coeur de nos négociations et le gouvernement nous dit que c’est sa priorité, mais ce qui se passe aux tables (de négociations), ça ne le démontre pas que c’est sa priorité», a déclaré Emmanuel Breton, vice-président de l’APTS.

«Nos membres prennent soin des enfants et des familles qui sont en difficultés et pour bien faire leur travail, ils ont besoin d’avoir de bonnes conditions de travail. Pour le moment, ce n’est pas ce que l’on a», a renchéri le représentant syndical.

Le syndicat soutient que le gouvernement offre peu à se mettre sous la dent en lui proposant, entre autres, une augmentation des postes équivalents à temps complet. «Ça amène pas des bras nouveaux. Ça fait juste titulariser des gens qui sont en remplacement et qui sont en surcroît de travail et c’est de nouveaux bras qu’on a de besoin. Pour que les gens viennent travailler en centre jeunesse, ça prend des conditions différentes des autres et attractives», a laissé entendre Emmanuel Breton, de l’APTS.

Chez les syndiqués, parmi les revendications, on exige notamment une réduction des charges via une meilleure pondération des dossiers. «Depuis la fusion des CISSS et des CIUSSS, les premiers affichages (de postes) sont arrivés l’an dernier. Pour la première fois, les gens des centres jeunesses pouvaient aller en CLSC sans perdre leur ancienneté. Les statistiques de tout ça, on ne les a pas encore, mais si on se fie à ce que les personnes nous disent, on le voit qu’il y a un exode des centres jeunesses vers autre chose. Pourquoi? Parce qu’ailleurs, pour le même salaire, on n’a pas les mêmes responsabilités ni la même charge mentale. Pour se sauver, les gens quittent la DPJ pour aller ailleurs», a déclaré M. Breton.

«Ça serait le temps que M. Legault et Mme Lebel (Sonia) nous écoutent et qu’ils mettent les offres réelles sur la table pour vraiment avoir une entente de principe», a conclu le vice-président de l’APTS.

 

 

 

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