LHJMQ: Benjamin Corbeil serait prêt à retourner dans une bulle

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Par Eric Patenaude
LHJMQ: Benjamin Corbeil serait prêt à retourner dans une bulle
Sur le plan personnel, Benjamin Corbeil affiche des statistiques respectables avec un total de six points en huit rencontres. «Je suis satisfait, mais j'en veux encore plus à ma troisième saison», avoue-t-il. (Photo : Gracieuseté-Jonathan Roy Photographe)

HOCKEY JUNIOR. À sa troisième saison dans la LHJMQ, le Granbyen Benjamin Corbeil, de l’Armada de Blainville-Boisbriand, n’a qu’une idée en tête: faire bouger les cordages sur une base régulière. Mais voilà que l’attaquant de 19 ans se doit d’être patient après avoir vécu dans la bulle du Centre Vidéotron. Un séjour au cloître qu’il serait prêt à revivre demain matin.

«La bulle à Québec nous a regroupés en tant qu’équipe et ça nous a permis d’en découvrir plus sur des joueurs qui ont moins tendance à parler. Puis on est revenu avec six victoires. Ç’a été le fun comme expérience», a raconté le hockeyeur.

Pour le moment, Benjamin Corbeil est de retour à sa pension dans l’attente de la suite du scénario. Une chose est sûre. Le jeune homme souhaite retourner dans une bulle pour vivre sa passion.  «Je suis partant parce que je veux jouer. J’ai seulement huit parties depuis le début de l’année. Je pense que les joueurs seraient partants. Est-ce que ça va se faire? On ne le sait pas encore», a déclaré le porte-couleurs de l’Armada.

Alors que des directeurs généraux aimeraient revivre une deuxième bulle, rien n’est moins sûr à la Ligue. L’aventure au domicile des Remparts a généré des dépenses. De grosses factures. Hébergement, repas, location du Centre Vidéotron. Dans un article publié, la semaine dernière, dans Le Soleil, on rapportait que les tests de dépistage avaient coûté la bagatelle somme de 200 000 $ à la Ligue.

Tant sur la glace qu’à l’extérieur de la patinoire, la bulle offrait un environnement de vie intéressant pour les hockeyeurs de 16 à 20 ans, selon Benjamin Corbeil lui-même touché par le virus au début du mois d’octobre.

«À part le port du masque en tout temps, c’est surtout le fait d’avoir joué six matchs en dix soirs; c’est rare qu’on voie ça. Ça fait trois ans que je suis dans la ligue et ça ne m’est jamais arrivé.»

Outre les règles sanitaires à suivre, tous les joueurs et le personnel de l’Armada ont dû aussi se soumettre à un test de dépistage aux deux jours en plus du questionnaire matinal (vérification des symptômes) et de la prise de température.

Et dans le feu dans l’action? «Même sans fans, il y avait de l’émotion. Chaque équipe voulait gagner et personne n’a levé le pied par rapport aux contacts. Au contraire», a affirmé le Granbyen.

«J’en veux plus»

Avec un dossier de huit victoires en autant de rencontres, l’Armada de Blainville-Boisbriand figure actuellement au 5e rang au classement général du circuit Courteau. Mais le portrait actuel dans la LHJMQ est tout sauf normal alors qu’une formation comme Sherbrooke a seulement cinq parties à son actif comparativement à 16 pour les Huskies de Rouyn-Noranda.

Sur le plan personnel, Benjamin Corbeil affiche des statistiques respectables avec un total de six points en huit rencontres.

«Je suis satisfait, mais j’en veux encore plus à ma troisième saison», avoue-t-il.

Mais au-delà des chiffres et des victoires, Benjamin Corbeil rêve de revoir les arénas de la LHJMQ bondés de partisans.

«C’est sûr que ça nous manque de pouvoir jouer devant des fans. J’espère que les joueurs de 16 ans, qui en sont à une première saison dans la ligue, vont le vivre bientôt. Mais l’important, c’est qu’on soit en santé.»

 

 

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