Réchauffement climatique: 2020 a été une année de chaleur et tempêtes au Canada

Par Godlove Kamwa
Réchauffement climatique: 2020 a été une année de chaleur et tempêtes au Canada
(Photo : (Photo: Gracieuseté-Deposit photos))

MÉTÉO. Dans son classement des dix évènements météorologiques les plus marquants, Environnement Canada rappelle que huit des trente tempêtes de l’Atlantique ont frappé le Canada au cours d’une année chargée d’inondations, d’ouragans, de fumée ou encore de l’été le plus agressif depuis 2012 dans l’Est.

Ces catastrophes devraient prendre de l’ampleur, du fait du phénomène du réchauffement climatique qui déjoue les pronostics au fil des ans.

«Le Canada se réchauffe presque deux fois plus vite que la moyenne planétaire, et ce réchauffement est même trois ou quatre fois plus rapide dans certaines parties de l’Ouest et du nord du pays», peut-on lire dans un document de Environnement Canada qui publie un palmarès tous les ans.

 

1.Une tempête de grêle d’un milliard de dollars à Calgary

Elle est la catastrophe la plus importante de l’année et la plus onéreuse de l’histoire du Canada. Le 13 juin, une pluie de grêlons a endommagé des milliers de véhicules et de maisons, suscitant des demandes d’assurances de l’ordre de 1,3 milliard de dollars.

«Et ce n’est qu’une fraction du coût réel de cette tempête», souligne David Phillips, climatologue principal à Environnement Canada.

 

2.Une fumée sans feu en Colombie-Britannique

L’Ouest canadien a enregistré très peu d’incendies cette année, mais le ciel britanno-colombien a connu 8 jours de fumée en septembre. La nappe issue des feux de la côte ouest des États-Unis a suscité un niveau de pollution largement au-dessus de celui des incendies de 2017 et 2018 dans la région. «C’était l’air le plus pollué du monde à ce moment», explique M. Phillips.

 

3.Les inondations du siècle à fort McMurray

Quatre ans après ses incendies, le centre névralgique de l’industrie pétrolière du Canada a subi les contrecoups d’un dégel rapide en avril dernier. Le niveau était de six mètres à certains endroits, forçant 13 000 personnes à quitter leurs maisons pendant la pandémie de COVID-19.

 

4.Un été chaud interminable dans l’Est

«L’été 2020 est parmi les cinq plus chauds de l’histoire et le plus chaud depuis 2012», avance la scientifique Chantal McCartin de Environnement Canada, décrivant des températures au-dessus des 30 degrés en mai en Ontario au Québec et au Nouveau-Brunswick. Pour la première fois, Montréal tutoyait presque 37 °C le 27 mai. D’autres températures records arriveront en juin dans le Québec, avec des «nuits tropicales» à Toronto en juin.

 

5.La tempête de neige apocalyptique à St. John’s

 Le 17 janvier 2020, il est tombé 76,2 cm de neige à Terre-Neuve et notamment dans la capitale en proie aux vents pouvant aller jusqu’à 164 km/h. La ville avait demandé l’aide des Forces armées canadiennes et déclaré l’état d’urgence pour la première fois en 36 ans.

 

6.Une saison record des ouragans 

 Sur les 30 tempêtes  nommées» de l’Atlantique, huit ont touché Canada, causant des dizaines de milliers de pannes d’électricité au Québec. Ces extensions seraient la preuve que «les changements climatiques qui se produisent ailleurs qu’au Canada ont également une incidence de plus en plus grande sur la santé et le bien-être des Canadiens au pays», selon Environnement Canada.

 

7.La tornade la plus puissante de l’année

Environnement Canada annonce 77 tornades répertoriées cette année dont la plus violente s’est produite dans le sud-ouest du Manitoba le 7 août. Elle avait des vents pouvant atteindre jusqu’à 260 km/h. La veille, des cellules orageuses isolées avaient produit de gros grêlons, de forts vents et des pluies torrentielles en Alberta.

 

8.Un printemps glacial

Le mois d’avril a été particulièrement froid et cruel, en ce sens qu’il est le sixième mois d’avril le plus froid en 73 ans dans les Prairies et le sud-est du Canada, selon Environnement Canada.

«On peut carrément dire que le printemps n’est jamais arrivé, cette année», a lancé Chantal McCartin, spécialiste des sciences physiques de l’agence fédérale.

 

9.Un automne anormal

Selon Environnement Canada, une grande partie des résidents de la région des Prairies ont accueilli favorablement les températures anormalement chaudes pour la saison au cours de la première semaine de novembre, tout en ayant l’œil sur une puissante ligne d’orage dans l’Ouest.

«La meilleure fin de semaine de l’été, cette année, a été en novembre», lance David Phillips dans une boutade sur les niveaux de chaleur record.

 

10.Tempêtes d’août : Est et Ouest

 La longue fin de semaine du Congé civique en août a été marquée par du mauvais temps estival dans le sud de l’Alberta et de la Saskatchewan et en Ontario selon Environnement Canada. La tempête a engendré quatre tornades dont les vents soufflaient entre 130 et 190 km/h dans l’ouest de l’Ontario . Les experts pensent que les changements climatiques vont progressivement accentuer l’intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques exceptionnels.

 

 

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