Dans la bonne direction pour le programme «sexto»

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Par Sarah Villemaire
Dans la bonne direction pour le programme «sexto»
(Photo : Deposit photos)

PRÉVENTION. Il suffit parfois d’un message texte pour qu’une photo intime d’adolescent soit virale sur la toile. Évitant tout débordement au niveau de la pornographie juvénile dans la région, le Service de police de Granby (SPG) prépare tranquillement le terrain grâce au programme de prévention sexto.

La première étape a été franchie lors du conseil municipal du 7 décembre dernier où la résolution concernant le programme de prévention sexto a été adoptée par les élus municipaux. Petite victoire pour le SPG qui mettra à exécution les prochaines étapes de ce projet. L’établissement d’un protocole auprès du Directeur des poursuites criminelles et pénales et du milieu scolaire est présentement dans les cartons du corps policier de la ville pour les prochaines semaines. Par la suite, des formations seront données relativement au protocole des intervenants scolaires et policiers.

Mis sur pied par le Service de police de Saint-Jérôme, ce programme vise à intervenir rapidement et efficacement auprès des adolescents pour limiter les dégâts lors d’envoi de photos intimes.  À l’ère des téléphones intelligents, les policiers se doivent d’agir vite pour limiter les dommages collatéraux. «On sait que si ce n’est pas traité rapidement, les dégâts peuvent arriver vite. La photo peut être repartagée rapidement et c’est là que l’on perd le contrôle», affirme Marc Farand, porte-parole du Service de police de Granby.

Un plus sur le terrain

Depuis bon nombre d’années, les agents de prévention parcourent les différents établissements scolaires afin de faire de la prévention  notamment sur la pornographie juvénile. Conférences et rencontres individuelles sont mises de l’avant par les intervenants pour sensibiliser et aider les jeunes en lien avec des infractions de pornographie juvénile.

«Quand on est mineur et que l’on prend une photo nue, on vient de produire de la pornographie juvénile. Si on partage la photo, on vient d’en distribuer, si on reçoit une photo et on la garde, on est en possession de pornographie juvénile. Des cas échéants, on fait vraiment face à des infractions au Code criminel», explique Marc Farand.

Prenant la situation au sérieux, les agents misent sur le nouveau programme pour faciliter leur travail en raison des protocoles établis par les partenaires du milieu scolaire et judiciaire.

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