Fin de l’éclosion à Villa-Bonheur

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Par Sarah Villemaire
Fin de l’éclosion à Villa-Bonheur
Sans pitié, la COVID-19 a frappé durement au centre d'hébergement Villa-Bonheur où l'éclosion a été la plus importante sur le territoire à ce jour. (Photo : Granby Express - Archives)

COVID-19. Soulagement pour le Centre d’hébergement Villa-Bonheur de Granby dont l’éclosion, qui perdurait depuis des semaines, a pris fin hier. Une situation qui a frappé l’imaginaire de la Santé publique de l’Estrie qui confirme un triste bilan de 88 résidents et 104 employés infectés, dont 36 décès confirmés dans l’établissement.

Sans pitié, la COVID-19 a frappé durement au Centre d’hébergement Villa-Bonheur où l’éclosion a été la plus importante sur le territoire à ce jour. Maintenant terminée, la Santé publique se penchera, dans les prochaines semaines, sur les principales causes de cette éclosion majeure. Encore trop tôt pour tirer des conclusions, le Dr Vincent Masse, microbiologiste-infectiologue et officier en chef de prévention des infections du CIUSSS de l’Estrie, et son équipe ne peuvent s’avancer sur l’efficacité des différentes méthodes d’intervention. «On pourra tirer des conclusions sur cette situation-là, et de l’ensemble des autres, une fois que l’on aura un peu plus de recul. Il faut ne faut pas sauter de conclusions trop rapidement, mais dans notre analyse, on a quand même appris des choses. On ressort de cette situation avec de l’expérience», explique le spécialiste.

Cette situation exceptionnelle aura permis aux professionnels de la santé d’évaluer, en temps et lieu, les méthodes de prévention. «À travers nos travaux en prévention de désinfection, on a une dynamique où on cherche à faire de l’amélioration et de rendre efficace les mesures que l’on met en place», précise le Dr Viencent Masse.

Des mesures à l’essai

Parmi les différentes mesures de prévention mises de l’avant, la «zone sanctuaire» a, selon le Dr Vincent Masse, connu des effets bénéfiques pour contrer l’éclosion. Une «zone sanctuaire» se veut un endroit où l’on ferme complètement l’accès à des usagers. «Je pense que c’est quelque chose qui était complexe à réaliser. Malgré tout, les équipes en place ont réussi à l’actualiser ce qui a certainement démontré la capacité des équipes en place à relever des défis logistiques complexes», souligne le médecin.

Histoire du passé, le personnel de la santé ne baissera tout de même pas la garde et s’assurera que les conseils sanitaires soient respectées à la lettre, et ce, pour tous les établissements de santé de l’Estrie.

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