Dossier des Inouk: le Cégep de Granby n’entend pas s’en mêler

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Par Eric Patenaude
Dossier des Inouk: le Cégep de Granby n’entend pas s’en mêler
Bien que l'histoire de la mise en vente des Inouk ait fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois, le Cégep de Granby ne prévoit pas demander des comptes aux associés à la tête de l'équipe. La direction de l'établissement scolaire souhaite plutôt consacrer ses énergies à soutenir les joueurs du club inscrits au collégial. (Photo : GranbyExpress-archives)

HOCKEY. La longue saga de la vente de l’équipe, le retrait d’un potentiel actionnaire, la démission du directeur général et la nomination récente d’un nouveau patron hockey en la personne de David Crowdis. Les rebondissements se succèdent dans l’entourage des Inouk de Granby. Alors que la joute se joue présentement au 2e étage de l’équipe, le Cégep de Granby; partenaire du club pour le volet académique, n’entend pas s’immiscer dans les affaires de l’organisation.

«Tout ce qui concerne la vente de l’équipe, ça ne nous appartient pas. Nous, on est là pour les étudiants et la réussite des joueurs. Pour tout ce qui touche le côté business comme tel, nous ne sommes pas impliqués à ce niveau-là avec les associés. On leur laisse gérer ça», a mentionné Michel Bélanger, directeur des affaires étudiantes et des services à la communauté au Cégep de Granby.

Or, pour le moment, aucun accord n’aurait été entériné entre les Inouk et le Cégep en vue de la saison 2020-2021, selon M. Bélanger.

«C’est une entente qu’on regarde chaque année, mais comme il n’y a pas de hockey (…).» «La seule chose que l’on fait, c’est que les joueurs pressentis pour jouer avec l’équipe et qui avaient fait leur admission; on continue à leur donner des services et du soutien à la réussite scolaire. C’est notre priorité.»

Et dans un monde idéal où les soirées de hockey junior seraient de retour dans le courant de l’hiver, le Cégep de Granby se dit prêt à tendre l’oreille.

«Si jamais ça reprend, on va s’asseoir pour jaser et on verra pour la suite», a laissé entendre Michel Bélanger, du Cégep de Granby.

Sur la glace

Alors que tout est au neutre dans le milieu du sport collégial depuis l’automne, tout porte à croire que les étudiants-athlètes ne sont pas sur le point de retrouver leurs plateaux d’entraînement. Tant au Cégep de Granby qu’au Réseau du sport étudiant du Québec, on ne se fait pas d’illusion quant à la suite.

«Quelles vont être les balises et les consignes qui vont nous être données (NDLR: après le 8 février)? On n’a pas beaucoup de contrôle présentement sur ces éléments-là. Le mieux que l’on peut faire, c’est de suivre les consignes actuelles»,  a déclaré le directeur des affaires étudiantes et des services à la communauté au Cégep de Granby.

Dans un tout autre registre, dans la foulée des changements de nom d’équipes sportives associées aux communautés autochtones, rien n’a encore transpiré de la réflexion amorcée par le Cégep à propos du maintien ou non du patronyme «Inouk». Le sujet serait même reporté aux calendes grecques, a-t-on appris.

«Un peu comme les hôpitaux, on se doit de faire du délestage et prioriser nos actions. Comme il n’y a pas d’activités sportives, c’est sûr qu’on a mis moins d’emphase sur ce dossier à cause du contexte», a indiqué Michel Bélanger.

Ailleurs au niveau collégial, le Collège Ahuntsic a déjà emboîté le pas au mouvement en abandonnant le nom des Indiens. Les équipes de ce cégep montréalais s’appellent maintenant les Aigles.

 

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