Patrice Bosch: une deuxième saison atypique au pays des Helvètes

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Par Eric Patenaude
Patrice Bosch: une deuxième saison atypique au pays des Helvètes
L'ex-entraîneur des Inouk, Patrice Bosch, vient de signer un nouveau contrat de trois ans avec l'organisation de Genève-Servette. (Photo : Gracieuseté)

HOCKEY. Pandémie, variants, quarantaine, confinement et sport d’élite. Pour une deuxième saison d’affilée, l’aventure du hockey international en Suisse n’a rien de normal pour l’ex-entraîneur des Inouk, Patrice Bosch. Comme tout est inaccoutumé depuis plus d’un an, l’homme derrière le banc du Genève-Servette Hockey Club essaie tant bien que mal de profiter de chaque instant malgré l’incertitude.

De retour avec la formation des moins de 20 ans, Patrice Bosch vit cependant sa passion du hockey et du «coaching» en solitaire dans la région de Genève. Les complications liées à la crise sanitaire l’ont poussé à regagner l’Europe sans les autres membres du clan Bosch. Un dur passage sur le plan personnel avoue-t-il.

«Ma famille n’est pas venue avec moi cette année à cause du COVID. J’ai trouvé cela très difficile, mais comme je suis très occupé par le hockey, ça aide aussi.» «Je suis retourné au Québec en novembre où j’ai dû faire ma quarantaine et ils sont venus me voir à Noël. L’année a été difficile de ce côté et j’espère que ça va se replacer rapidement.»

Sur la glace, Patrice Bosch ne se plaint pas. Ses ouailles ont bien fait en terminant au 5e rang sur 12 équipes. «Dans les circonstances, nous sommes satisfaits. Plusieurs nous voyaient plus bas au classement. Ironiquement, j’aurais aimé nous voir terminer 3e ou 4e, mais plusieurs matchs ont été annulés à cause du COVID dans toutes les ligues actives en Suisse», a mentionné l’entraîneur dans un échange de courriels.

À l’extérieur de la patinoire, tout comme en Amérique du Nord, Patrice Bosch a dû également apprivoiser l’absence de spectateurs dans les gradins. Un nouveau décorum inhabituel par rapport à l’énergie survoltée des joutes de hockey animées par les chauds partisans européens.

«Sans les spectateurs, ici, c’est très différent surtout au niveau des pros, mais aussi chez les U20 élite. Les joueurs s’ennuient des spectateurs, mais en bout de ligne, nous sommes chanceux de pouvoir jouer», explique l’entraîneur.

Et cette chance de chausser les patins ne tient que par un fil. Parlez-en à Patrice Bosch. Pas plus tard que la semaine dernière, huit joueurs de son équipe junior ont testé positifs à la COVID-19. «Je viens de sortir d’une quarantaine préventive après un 3e test en dix jours. Il faut penser à court terme (…). Je réalise plus que jamais que c’est un privilège de pouvoir jouer au hockey de compétition. Il faut prendre le tout un match à la fois, un jour à la fois.»

Nouveau contrat

Bien que le séjour en Suisse se fasse dans des circonstances exceptionnelles et atypiques, Patrice Bosch se concentre sur ce qu’il fait de mieux pour le moment: enseigner le hockey à la jeune génération.

«J’adore mon expérience à Genève, la ville et les gens. Le coach de notre équipe pro, Pat Émond (un ancien de la LHJMQ) et son personnel me donnent des tâches à partir de la galerie de presse lorsque mes U20 élite ne jouent pas. Ici, je fais du hockey 24 heures sur 24 et je suis très bien dans tout ça. Et j’ai signé une prolongation de contrat de trois ans; ce qui veut dire que je suis heureux et qu’on est heureux de mon travail.»

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