L’industrie du mariage renaît progressivement à Granby

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Par Stéphane Lévesque | Initiative de journalisme local
L’industrie du mariage renaît progressivement à Granby
Selon une récente étude réalisée par la plateforme Hello Safe, près 50 % de mariages n'ont pas eu lieu en 2020 par rapport à 2019, correspondant à une perte nette de 257 M$ pour le secteur au Québec. (Photo : Pixabay)

MARIAGE. Événement unique dans une vie (ou presque), cette célébration de l’amour qu’est le mariage est également une industrie aux multiples ramifications. Avec la pandémie, l’été dernier, pour citer Beau Dommage, on pouvait définitivement dire «Où est passée la noce?». Après une année 2020 à oublier, l’espoir marital renaît dans la région de Granby.

«Au début du mois de mars de l’an dernier, j’étais à préparer une vingtaine de mariages. Il n’y en a qu’un seul qui s’est tenu», précise d’entrée de jeu Marie Gilbert, organisatrice de mariage. Heureusement, la femme d’affaires n’avait pas mis ses œufs dans le même panier depuis la création d’Événement Signé M en 2017.

«Je suis dans deux domaines très différents. Je travaille aussi chez un concessionnaire automobile dans le domaine financier. Quand ça va repartir, je vais garder les deux», souligne-t-elle sagement.

«Nous avons quelques mariages pour l’été 2021. Mais j’ai plutôt espoir pour dans deux ans. Les gens qui projetaient se marier, ne veulent pas jouer à la police du masque et être limité dans le nombre d’invités. Tant qu’à faire un mariage, on va le faire avec tous les gens qu’on aime. Ça va repartir en fou en 2022», croit Marie Gilbert.

«De plus, je pense que les projets de mariage vont avoir davantage d’ampleur. Les couples ont eu beaucoup de temps pour penser à leur mariage de rêve et mettre de l’argent de côté», ajoute-t-elle.

De son côté, après avoir encaissé le choc initial, Marianne Lebeau, la propriétaire de la Maison Montcalm depuis 2012, a vu la demande pour des fleurs changer de nature. «Habituellement, pour les mariages, les gens précommandent. C’est un investissement qui varie énormément. Ça va de 50 $ à 2000 $. Avec les annulations, il y a eu des pertes importantes en mars et avril en plus de l’annulation des funérailles. Avec les contraintes liées au transport, l’approvisionnement en fleurs est devenu également difficile. Lors de la reprise, nos activités ont repris en double avec les funérailles et le fait que les gens offrent de plus en plus des fleurs en cadeau parce qu’on ne peut pas se visiter. On a beaucoup de livraisons», explique la fleuriste qui ne constate cependant pas de regain significatif dans les mariages. «Ça va se passer en 2022».

Les changements dans les habitudes des consommateurs ont également permis au bijoutier Normand Déziel de sauver la mise et d’être prêt au retour nuptial.

«En mars 2020, on venait de passer le salon de la mariée de Granby. On était plein d’espoir. Les futurs mariés prenaient des modèles en note. Et là, tout s’arrête. On avait déjà une boutique en ligne, mais les gens veulent voir et toucher aux bijoux. Très peu font des achats en ligne et ce sont généralement des achats qui ne sont pas d’une très grande valeur», constate celui qui œuvre dans le domaine depuis plus de 35 ans.

«En plus, il n’y a presque pas eu de mariages. On a une baisse au printemps, mais au moment où l’on a pu rouvrir, on a repris de belle façon. La bijouterie, ce n’est pas que les alliances. Les gens ne voyageant plus, ils avaient de l’argent dans leur poche. Ils ont offert des cadeaux. La Saint-Valentin 2021 a été une fête record. En ce moment, on recommence à avoir des personnes qui magasinent pour des alliances», conclut enthousiaste le propriétaire de la Bijouterie Déziel.

 

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