La Brûlerie, carboneutre et socialement responsable

Par Boris Chassagne | Initiative de journalisme local
La Brûlerie, carboneutre et socialement responsable
Au centre, Lisa Auclair et à sa droite, Marc-Antoine et le reste de l’équipe. (Photo : Gracieuseté)

AFFAIRES. Installés à Granby depuis huit ans, le Café de la brûlerie et son nouveau centre de distribution font leur chemin en tant qu’entreprises socialement responsables et carboneutres.

Maxime Poulin et Lisa Auclair ont acheté La Brûlerie il y a sept ans. La Brûlerie Distribution s’y est ajoutée en août dernier avec l’arrivée d’Alexandre Parent, copropriétaire de la filiale.

Le temps était venu pour les deux entreprises d’opérer un virage qu’elles convoitaient. La carboneutralité.

«L’an dernier, on était une entreprise carboneutre et cette année on a un produit carboneutre. De la plantation à la tasse», précise Lisa Auclair qui coordonne le projet. L’entreprise est ainsi certifiée par la firme LCL Environnement qui mesure les émissions de carbone produites par La Brûlerie et sa filiale de distribution. La Brûlerie compense alors ses émissions par la plantation d’arbres. «Tous les trois mois, on fait une évaluation de nos émissions de carbone», explique Alexandre Parent.

«On pense planter environ 400 arbres cette année», ajoute Mme Auclair. La Brûlerie livre maintenant son café en véhicule électrique.

L’entreprise fait aussi place à la différence. La Brûlerie Distribution compte parmi ses employés une personne vivant avec une légère déficience intellectuelle. Lisa Auclair était auparavant enseignante au Centre régional intégré de formation (CRIF). Elle fait appel à ses anciens collègues afin d’intégrer un stagiaire aux effectifs de l’entreprise. Marc-Antoine Robert est tout de suite embauché. Marc-Antoine vit dans le Canton de Shefford depuis toujours. «Je suis chanceux, je n’ai jamais déménagé», dit-il.  À 24 ans, il étudie au CRIF dans les classes de Stéphane Nadon et d’Isabelle Lemoyne en intégration au marché du travail en plus de suivre une formation en intégration sociale. Le nouvel employé aime tellement étudier, qu’il aimerait poursuivre encore cinq ans. Il travaille maintenant deux jours semaine au centre de distribution de la Brûlerie, dans l’édifice qui jouxte le restaurant, comme emballeur de café.

«C’est là qu’on produit nos cafés et qu’on distribue nos produits dans les épiceries, commerces et chez les particuliers. C’est un jeune homme qui travaille très bien», ajoute Alexandre Parent, copropriétaire de la filiale de distribution. Et depuis, Marc-Antoine Robert file un parfait coton.

«Je fais moudre le café dans la machine, je le pèse pour avoir 360 grammes dans chaque sac, je le fais sceller, mets les sacs dans les boîtes et pèse la boîte», explique-t-il. «Il nous fait cinq à six caisses par jour. Marc est quelqu’un de jovial, de précis, son aide est exceptionnelle auprès de notre entreprise, on est vraiment heureux de l’avoir», confie Lisa Auclair.

«J’aime bien les voir et travailler. Je les aime beaucoup et leur fais confiance», affirme Marc-Antoine Robert. Dans un tel environnement, les journées passent vite. « Passent trop vite!  Des fois, je n’ai pas le goût de partir», raconte le jeune homme.

Dès le 6 avril, Marc-Antoine va travailler trois jours semaine. «Mercredi et vendredi, je suis à l’école.» L’été arrive et il aimerait bien travailler encore plus.

«Mais on ne veut pas nuire à sa fréquentation scolaire», précise Mme Auclair. Il n’est pas exclu qu’il travaille plus cet été. Marc-Antoine aime l’équipe avec laquelle il travaille. «J’aime bien les voir, j’ai déjà de beaux souvenirs avec eux autres», nous dit-il.

«Dans un avenir à court ou moyen terme, une autre personne va venir se joindre à Marc-Antoine», espère Mme Auclair. «L’expérience est super concluante, il s’intègre super bien à l’équipe. Il est très à l’aise», conclut Alexandre Parent, partenaire d’affaires de Maxime Poulin et de Lisa Auclair.

 

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