Stupéfiants: les chiffres du trafic en augmentation à Granby

Photo de Eric Patenaude
Par Eric Patenaude
Stupéfiants: les chiffres du trafic en augmentation à Granby
Selon le bilan 2020-2021 de l'équipe ACCES-Cannabis du Service de police de Granby, pas moins de 36 enquêtes ont été entreprises par les enquêteurs. Des démarches qui se sont soldées par la réalisation de 29 perquisitions. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

FAITS DIVERS. Rien n’arrête les trafiquants de tabac et de stupéfiants.Pas même une pandémie. Le nombre de perquisitions et d’arrestations à Granby en 2020-2021 est en augmentation par rapport aux chiffres des deux dernières années. La cocaïne, le cannabis, les champignons magiques et les comprimés de méthamphétamine sont les substances les plus confisquées par les policiers.

Selon le bilan 2020-2021 de l’équipe ACCES-Cannabis du Service de police de Granby (SPG), pas moins de 36 enquêtes (23 en 2019-2020) ont été entreprises par les enquêteurs. Des démarches qui se sont soldées par la réalisation de 29 perquisitions (23 interventions l’année dernière). À ce constat s’ajoute l’arrestation de 42 individus comparativement à 28 en 2019-2020.

Bien que la vente de cannabis soit légalisée, les statistiques transmises aux médias tendent à prouver que le marché illicite demeure actif. Seulement pour la dernière année, près de 20 kg de cannabis séché ont été saisis lors des frappes policières. La cocaïne en région aurait aussi la cote auprès des consommateurs. Environ 1,6 kg de cocaïne a été récupéré par les agents de l’escouade spécialisée par rapport aux 655 grammes saisis l’an dernier.

«C’est notre plus grosse année en matière de cocaïne», a indiqué l’inspecteur-chef au Service de police de Granby, Stéphane Cabana.

Au rayon de la méthamphétamine, les policiers ont également connu une grosse année avec le retrait de plus de 16 000 comprimés du marché illicite.

Cette hausse du nombre de saisies et des quantités de substances interceptées sur le territoire de Granby s’expliquerait par les actes de dénonciation faits par le public, a laissé entendre l’inspecteur-chef du SPG.

«Le succès de la police passe par l’appel que l’on reçoit de la population. Si la qualité de l’information est bonne, c’est sûr que ça augmente notre succès lors des perquisitions. Et ça augmente également nos chances, lorsqu’on a la bonne information, d’arriver au bon moment pour perquisitionner des quantités beaucoup plus grandes que dans d’autres dossiers.»

 

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires