Danser dans l’incertitude

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Par Sarah Villemaire
Danser dans l’incertitude
Bien que différent, l'Agora de la danse présentera en août prochain un spectacle de fin d'année mettant de l'avant les nombreuses chorégraphies enseignées durant la dernière année. Le tout sera présenté selon les mesures sanitaires établies. (Photo : Gracieuseté)

ART. Depuis quelques semaines, les écoles de danse peinent à suivre le rythme face au plan de déconfinement progressif pour les arts de la scène émis par le gouvernement provincial. Bien que les cours de danse  privés de huit personnes sont présentement autorisés seulement à l’extérieur en zone orange, l’Agora de la danse de Granby et l’École de danse Internationale ne savent plus sur quel pied danser afin d’accommoder les danseurs tout en respectant les consignes sanitaires établies.

Après quelques mois de fermeture temporaire, l’Agora de la danse de Granby a rouvert ses portes au début du mois d’avril au grand bonheur des enseignants et des danseurs. Une réouverture saluée par la propriétaire du studio, Nancy Coutu, mais qui occasionne tout un casse-tête pour la responsable.

«Tout le monde est content de revenir, mais c’est sûr que l’on est déçu de voir qu’il nous manque des élèves en raison de l’instabilité et qu’ils auraient dû être là en janvier. On a offert des crédits de remboursement que l’on pourra honorer plus tard, car en ce moment, ce n’est pas faisable au niveau économique», précise Nancy Coutu.

Contrairement à cet établissement, l’École de danse internationale ne prévoit pas offrir une performance grand public au cours des prochains mois. En arrêt depuis mars dernier, l’école de danse a tenté plusieurs tentatives de réouverture, mais toutes basculées en raison de l’ajout de consignes sanitaires. Depuis plus de trois semaines, l’équipe a repris quelques cours privés de danse sociale aux élèves provenant de la même bulle familiale. Un nouveau défi pour les enseignants habitués d’établir un lien de proximité avec les élèves. «Ça reste très complexe pour les professeurs, car ce n’est pas facile d’enseigner la danse sans pouvoir s’approcher de nos élèves. Il y a une connexion à travers la danse qui est difficile d’enseigner par seulement la parole.C’est un beau défi pour les professeurs, mais ils se débrouillent très bien», explique Samantha Desmarais, responsable des relations publiques de l’École de danse internationale.

En attente des beaux jours

Optmistes, ces deux écoles de danse espèrent un allègement des consignes sanitaires dans les prochains mois. Avec l’arrivée du beau temps, l’École de danse internationale tentera d’offrir de nouveau quelques séances à l’extérieur dans la mesure du possible. Dans les deux équipes, une reprise graduelle des cours en présentiel est à prévoir pour la session d’automne. D’autant plus que pour l’École de danse internationale a hâte d’accueillir ses élèves dans un studio revampé depuis déjà quelques semaines. «On a tout rénové le studio pour faire un vent de changement. Mais on est encore en attente de pouvoir montrer tous nos résultats. On veut garder la surprise, car on souhaite que  nos élèves voient le résultat final en personne», mentionne Samantha Desmarais.

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