Police de Granby: le comité sur la réalité policière suggère un transfert à la SQ

Par Xavier Demers
Police de Granby: le comité sur la réalité policière suggère un transfert à la SQ
Le comité recommande l’abolition des niveaux 1 et 2 des services de police. À l’heure actuelle, les services policiers de Bromont, de Granby, de Memphrémagog, de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Mont-Tremblant, de Saint-Jérôme, de Thetford Mines et de la MRC des Collines-de-l’Outaouais sont des services de police de niveau 1. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

SÉCURITÉ PUBLIQUE. Le Comité consultatif sur la réalité policière a rendu public son rapport final de 490 pages, ce matin, dans lequel il suggère de réduire de 31 à 13 le nombre de services policiers dans la province, ce qui affecterait le Service de police de Granby. Le comité propose le transfert des activités du corps policier municipal à la Sûreté du Québec (SQ).

Le comité recommande l’abolition des niveaux 1 et 2 des services de police. À l’heure actuelle, les services policiers de Bromont, de Granby, de Memphrémagog, de Saint-Jean-sur-Richelieu, de Mont-Tremblant, de Saint-Jérôme, de Thetford Mines et de la MRC des Collines-de-l’Outaouais sont des services de police de niveau 1.

Le comité suggère d’«évaluer le coût et les retombées des deux options d’organisation des services envisagées, soit le transfert à la Sûreté du Québec ou le rehaussement des structures existantes au niveau 3» de ces services de police, à l’exception de celui de Mont-Tremblant dont le transfert à la SQ a déjà été autorisé par le ministère de la Sécurité publique.

«De leur propre aveu, plusieurs services de police ne sont pas en mesure d’offrir une réponse adaptée à ces nouvelles réalités, soutient le comité dans son rapport. De 2018 à 2020, la SQ a été appelée à intervenir 2 222 fois pour résoudre des crimes dépassant le champ de compétence des organisations policières municipales. Ce sont les services de police de niveaux 1 et 2 qui se détachent du lot quant au nombre de demandes effectuées. Au total, 84,8 % des demandes d’intervention adressées à la SQ pour des services de niveau supérieur émanaient en effet d’eux», peut-on lire dans le document.

Le comité souligne que les principaux crimes en hausse, comme les crimes concernant les données informatiques, la pornographie juvénile ou le proxénétisme, sont du ressort des services policiers de niveau 3 et plus.

«Plus inquiétant encore, l’analyse des interventions effectuées par la SQ à la demande des services de police municipaux tend à démontrer que de nombreux services de police de niveau 1 et de niveau 2 peinent à répondre aux exigences qui leur sont imposées par la réglementation en vigueur», poursuit-on.

Le comité consultatif sur la réalité policière avait été mis sur pied en 2019 à la suite du dépôt d’un document de réflexion du ministère de la Sécurité publique.

Plus de détails à suivre.

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