Lorsque la robotique collaborative s’invite à l’usine

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Par Sarah Villemaire
Lorsque la robotique collaborative s’invite à l’usine
Les participants ont eu la chance d'essayer les robots mis à leur disposition. (Photo : (Photo: GranbyExpress-Sarah Villemaire))

ENTREPRISES. Les causeries interactives en présentiel ont repris récemment de plus belle à la Société de Formation Industrielle de l’Estrie (SOFIE) avec la conférence « La robotique et l’humain: une opportunité pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre ». Un rendez-vous qui a attiré près d’une trentaine de curieux dans les nouveaux locaux de l’organisation situés sur la rue Bernard à Granby. 

Méconnue pour plusieurs, la robotique collaborative tente de se frayer un chemin dans les usines de la région. Non loin l’idée de vouloir remplacer les travailleurs par des robots, cette nouvelle technologie permet de complémenter le travail de chacun.

« Le robot que l’on met au point peut travailler à proximité d’un être humain et accomplir les tâches répétitives, ennuyantes et parfois dangereuses pour les employés. On invite donc le travailleur à devenir superviseur de son propre robot », affirme Alain Gagné, conférencier et développeur des affaires chez Uniro à Sherbrooke.

Dans cette même lignée, cette nouvelle façon de travailler rend l’entreprise plus efficace en ce qui a trait à sa production puisqu’elle favorise l’ajout d’emplois au sein des équipes.

« Intégrer des robots en 2021 dans son entreprise favorise la création d’emplois. Ça amène l’entreprise à rapatrier la production entamée à l’international et d’ouvrir un troisième quart de travail, par exemple. Il va avoir le même nombre de personnes au niveau de la production, mais le monde en administration, en marketing et aux ventes va augmenter », renchérit Alain Gagné.

Pour les biens de la cause, le conférencier a apporté quelques prototypes mobiles pour familiariser les participants avec ce genre d’outils. Ces différents modèles sont d’ailleurs disponibles en location pour les industries qui souhaitent en faire l’essai pour quelque temps.Une pratique simple et peu coûteuse, selon M. Gagné.

« C’est une belle alternative à 30 $ de l’heure qui est exactement le même prix qu’un employé dans une agence de placement. Généralement, quand tu entres un robot dans une entreprise, il ne sort plus », souligne-t-il.

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