Cas de COVID-19: stabilité dans les établissements de Val-des-Cerfs

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Par Sarah Villemaire
Cas de COVID-19: stabilité dans les établissements de Val-des-Cerfs
À ce jour, quatre établissements de Granby sont sous surveillance pour des cas de COVID-19 entre ses murs. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

ÉDUCATION. Près d’un mois s’est écoulé depuis le retour en classe pour les élèves du niveau primaire et secondaire du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC). Un retour des Fêtes sous le signe de la stabilité puisqu’on enregistre seulement six établissements ayant des cas positifs rapportés avec un diagnostic, dont quatre figurent à Granby.   

Selon le directeur général du CSSVDC, Éric Racine, ces résultats n’auraient pu être concluants sans l’effort de tous à respecter les mesures sanitaires en place. «On a été très chanceux avec la baisse du nombre de cas depuis le retour des Fêtes. C’est très encourageant et ça nous démontre que la population, les enfants et les parents ont pris les consignes sanitaires au sérieux et que les moyens que l’on a mis en place pour freiner la propagation portent fruit», explique Éric Racine.

À ce jour, quatre établissements de Granby sont sous surveillance pour des cas de COVID-19 entre ses murs, soit les écoles Haute-Ville, J.-H.-Leclerc et de l’Assomption ainsi qu’au Centre régional intégré de formation. Une situation à laquelle l’équipe du CSSVDC suit de très près depuis les derniers jours.

Depuis le mois de janvier, de nouvelles consignes se sont ajoutées à la longue liste des mesures définies en août dernier. Désormais, les élèves du primaire de 5e et 6e année doivent porter le couvre-visage dans les salles de classe et tous les élèves du niveau secondaire doivent être munis en tout temps d’un masque de procédure. 30 000 masques de procédure sont alors distribués par semaine dans les différentes institutions.

À bout de souffle 

Malgré la stabilité des cas au CSSVDC,  une fatigue se ferait sentir auprès des employés qui sont au front depuis le début de la pandémie. Passant des éducateurs au service de garde, aux concierges et aux enseignements, tous tiennent le fort afin de maintenir les services aux élèves tout en respectant les consignes sanitaires. Pour les enseignants, la pandémie est la goutte qui fait déborder le vase, décriant depuis plusieurs années le manque de support auprès du ministère de l’Éducation.

«En ce qui a trait la gestion de la COVID-19, on maintient le cap depuis le début d’année. C’est plus l’ensemble du modèle de gestion qui devient énormément lourd au fil du temps. Les enseignants travaillent fort même s’ils sont à bout de souffle. En plus de s’assurer le respect des consignes sanitaires dans leurs classes, ils doivent souvent se revirer rapidement dans certains dossiers, dont la planification des bulletins et les changements face à la pondération des évaluations. On peut dire que les enseignants ont une belle capacité d’adaptation, surtout lors des périodes particulières comme celles-ci. Avec tout ça, ils demandent une certaine reconnaissance de la part du gouvernement», affirme Alina Laverrière, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.

Convention collective échue depuis plus d’un an, les négociations se font encore attendre auprès des membres.

Même constat à la direction générale du CSSVDC qui ressent une fatigue de ses employés. «La crise n’est pas encore finie. À toutes les fois que de nouvelles consignes ou défis additionnels sont annoncés, on ressent un essoufflement. Les gens ont bien hâte de passer à travers cette pandémie et que l’on revienne à une forme de normalité. De prime abord, travailler dans l’enseignement, c’est une vocation. On le fait pour le bien-être des enfants et des générations futures. C’est dans cet esprit que tout le personnel rentre tous les jours pour s’assurer que l’on livre le service et que nos élèves puissent apprendre et réussir», souligne Éric Racine.

Heureusement, la semaine de relâche est à leurs portes où enseignants et élèves pourront reposer leurs esprits le temps de quelques jours. «Ça va permettre à nos élèves de prendre une grande respiration et de revenir en forme pour le dernier droit», mentionne le directeur général.

Contrairement aux autres années, concierges et techniciens du service de garde devront continuer à offrir leur service la première semaine de mars. Comme au printemps dernier, les services de garde d’urgence reprendront du service pour accommoder les parents travaillant dans des services essentiels.  Les concierges devront aussi prêter main-forte en continuant la désinfection des locaux.

Avant la fin des classes de juin, beaucoup de chemins restent à accomplir autant pour les membres du personnel du CSSVDC que les enseignants qui luttent contre la propagation du virus. Continuant leurs tâches quotidiennes, plusieurs souhaitent une plus grande transparence auprès du gouvernement quant à l’ajout de nouvelles consignes. Rappelons que les Centres des services scolaires reçoivent les directives en même temps que tout le monde lors des conférences de presse.«On aimerait ça être au courant des nouvelles avant que ça commence à sortir dans les médias. Ça serait un minimum de nous présenter ce qu’il en est parce que ça démontre une preuve d’improvisation», conclut Alina Laverrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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