De l’eau dans le gaz pour le projet Quai des brises

Par Caroline Boisclair
De l’eau dans le gaz pour le projet Quai des brises
Après avoir obtenu les 50 signatures requises pour empêcher le changement de zonage de l’ancien site de l’ex-usine Meubles Roxton lors du registre du 9 juillet

Une autre tuile est tombée sur le projet Quai des brises de Waterloo. Après avoir obtenu les 50 signatures requises pour empêcher le changement de zonage de l’ancien site de l’ex-usine Meubles Roxton lors du registre du 9 juillet, la vente du terrain de 16 acres est devenue caduque. Ce qui entraîne un autre retour à la case départ pour ce développement domiciliaire.

«C’est l’ampleur de la désinformation, qui disait que ce changement de zonage allait coûter cher aux citoyens et qu’on allait y construire des bâtisses imposantes qui a pris toute une tangente, affirme le maire de Waterloo, Pascal Russell. On a dit que ça coûterait 2,4M $ à la Ville, et que les citoyens paieraient cette somme de leurs poches, mais c’est un gros mensonge. La Ville a adopté un règlement d’emprunt de 2M $. Ça, ce sont les vrais chiffres.» Une aide financière remboursée par le promoteur au fil des ans, rappelle le maire.

Au départ, en 2008, le promoteur Donald Gray Donald souhaitait y ériger 110 condos et maisons, un projet estimé à 40M $. Une décontamination et plusieurs changements aux plans initiaux ont retardé la construction des premières habitations.

Pour susciter l’amorce du chantier, la Ville a adopté le règlement d’emprunt de 2M $. Récemment, M. Gray Donald a reçu une proposition de 2,2M $ d’un groupe d’investisseurs qui souhaitaient se porter acquéreurs de l’emplacement.

Cependant, le projet immobilier de ces éventuels acheteurs ne répondait pas au schéma d’urbanisme de la Ville de Waterloo. D’où la demande de changement de zonage.

Tracts mensongers

À l’origine de cette désinformation, le maire accuse le Waterlois Mario Rodrigue d’avoir distribué des tracts truffés de mensonges aux citoyens afin de les inciter à signer le registre qui bloquerait le changement de zonage. Le nombre de 50 signatures a été atteint, et la vente du terrain de 16 acres est devenue caduque.

«Le projet, c’était d’y aménager des blocs de six à huit logements et une quarantaine de maisons, d’une valeur d’environ 250 000$ chacune. Pas des HLM! Et là, il n’y a rien qui bouge. Encore», se désole Pascal Russell. 

Du côté de Donald Gray Donald, la prochaine étape prévue est une autre demande de changement de zonage. «La demande va prendre de deux à trois mois. J’espère que les acheteurs seront encore intéressés», laisse tomber l’homme d’affaires, qui ne comprend pas pourquoi un citoyen s’est opposé aussi férocement à son projet.

Mario Rodrigue n’était pas disponible pour répondre aux questions de GranbyExpress.com avant l’heure de tombée du journal.

 

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