Décès d’un planchiste à Ski Bromont: plusieurs facteurs en cause

Décès d’un planchiste à Ski Bromont: plusieurs facteurs en cause
La consommation de marijuana

La consommation de marijuana, une expérience modérée en planche à neige, la fatigue et l’absence de repas expliqueraient en partie la mort de Samuel Lamontagne, ce jeune skieur de 17 ans qui a perdu la vie sur les pistes de Ski Bromont, le 20 février dernier, tranche le coroner chargé de l’enquête.

Pendant près de deux heures, Samuel Lamontagne et son ami ont dévalé à répétition deux pistes de niveau facile avant d’entreprendre une dernière descente vers 21h00, le 19 février dernier, sur la pente Toronto (également de niveau facile). «Ils descendent lentement la piste puis prennent de la vitesse. Samuel Lamontagne est dans le centre de la piste, l’ami est à sa droite. L’ami dépasse d’environ 50m Samuel Lamontagne, fait un petit saut pour se rendre sur la piste Cornwall puis regarde en arrière de lui et constate que Samuel Lamontagne n’est pas en arrière de lui. L’ami poursuit sa descente jusqu’en bas de la pente de ski et attend», écrit le coroner Gilles Sainton dans son rapport rendu public la semaine dernière.

À 21h39, l’ami tente de joindre la victime par cellulaire, mais demeure sans réponse. Vingt minutes plus tard, il se rend à la voiture. Vers 22h45, le jeune se rend à la clinique de la station de ski. C’est à ce moment que les patrouilleurs de la station sont avisés qu’un skieur manque à l’appel. Aussitôt, le protocole de recherche est mis en place. Vers 23h10, Samuel Lamontagne est retrouvé inerte dans un fossé d’environ 3m, en dehors de la piste, dans une zone non skiable. Il se trouve alors dans un sous-bois entre les deux pistes Toronto et Cornwall. Il est à plat ventre, inconscient et du sang s’échappe d’une oreille. Le 911 est composé, tandis que Samuel Lamontagne est transporté à la clinique pendant que des manœuvres de réanimation sont effectuées.

À son arrivée à l’urgence de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, à 00h15, il est toujours en arrêt cardiorespiratoire. Les manœuvres sont poursuivies durant une quinzaine de minutes. À 00h30, le médecin de garde a prononcé son décès. Samuel Lamontagne est décédé d’un polytraumatisme.

Dans ses commentaires, le coroner Gilles Sainton précise que ce soir-là, les pistes étaient bien éclairées, damées et que la visibilité était bonne. L’expertise de la planche à neige n’a révélé aucune anomalie. S’il ne détenait pas une énorme expérience en planche à neige, Samuel Lamontagne pratiquait ce sport à raison de plusieurs sorties par année depuis 5 ans. Il portait aussi un casque protecteur.

S’il conclut à un décès accidentel, le coroner Sainton émet une séquence hypothétique des événements puisqu’il n’y a aucun témoin de l’accident. «Samuel Lamontagne avait une expérience modérée de la planche à neige, fatigué, sous l’influence de marijuana, après une soirée de ski et sans avoir mangé, skie sur la piste Toronto, accélère comme il se doit, mais il manque le passage entre les deux pistes. Ensuite, deux hypothèses sont possibles : soit il se retrouve involontairement dans le sous-bois et chute dans le fossé, soit il tente de passer dans le sous-bois pour rejoindre la piste Cornwall et finalement chute dans le fossé», rapporte Gilles Sainton. 

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