Des aînés plus actifs pour réduire les chutes

Des aînés plus actifs pour réduire les chutes
Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska rappelle aux aînés l’importance d’être plus actifs afin de prévenir les chutes alors que près du tiers des Québécois âgés de 65 ans et plus vivant à leur domicile chutent annuellement. 

Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska rappelle aux aînés l’importance d’être plus actifs afin de prévenir les chutes alors que près du tiers des Québécois âgés de 65 ans et plus vivant à leur domicile chutent annuellement. Dans la région, ce sont près de 200 hospitalisations annuelles qui sont enregistrées au Centre hospitalier de Granby. 

Selon des statistiques fournies par le CSSS de la Haute-Yamaska, 30% des Québécois vivant à domicile et qui sont âgés de 65 ans et plus chutent chaque année. En 2012-2013, les chutes ont été responsables de 190 hospitalisations en Haute-Yamaska. Si la majorité des chutes n’entraînent pas de séquelles physiques, environ 10% de celles-ci occasionnent des blessures sérieuses, indique le CSSS de la Haute-Yamaska en citant une étude réalisée en 2011. En lien avec ces données, le tiers des 65 ans et plus vivant à domicile sont préoccupés par la possibilité de faire une chute.

Question de mieux les outiller et de réduire leur risque de chute, le CSSS de la Haute-Yamaska offre des programmes afin de les garder actifs, dont le programme PIED. S’il a été créé en 1995 par la Direction de santé publique de Montréal, le CSSSHY a instauré ce programme il y a six ans. Le programme PIED cible plusieurs objectifs, dont améliorer l’équilibre et la force des jambes et adopter des comportements sécuritaires.

En groupe ou à domicile, les participants effectuent des exercices en plus de bénéficier de capsules d’information pour prévenir les chutes. Une entente de prêt d’une salle avec Granby Multisport permet d’offrir ce cours gratuitement. «Le programme PIED est accessible, mais demande en contrepartie un engagement des participants qui doivent prendre part aux cours deux fois par semaine durant trois mois. Au fil des semaines, les améliorations sont notables : en plus de briser l’isolement pour certains, les gestes du quotidien sont plus faciles à exécuter, les participants ont plus d’énergie et un meilleur sommeil. Les études évaluatives démontrent que le programme PIED réduit le nombre de chutes», souligne, par voie de communiqué, Lorraine Deschênes, chef des programmes de santé publique au CSSSHY.

Le programme Équilibraction a aussi été créé par les kinésiologues du CSSS il y a deux ans. «Plusieurs n’étaient pas en mesure de participer aux cours offerts dans les gyms privés, en raison des coûts ou de leur état de santé. Équilibraction permet aux gens de poursuivre une activité physique adaptée à leur condition. La participation à ces programmes connaît un réel engouement dans la région. On a vraiment l’impression de faire une différence dans la vie des participants», explique, par voie de communiqué, Anne Ouellet-Demers, kinésiologue et animatrice des programmes.

Soulignons qu’au cours des trois dernières années, 15 groupes ont réalisé les programmes PIED ou Équilibraction.

  

 

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