Des CLSC «Amis des bébés»

Les CLSC de la Haute-Yamaska ont à nouveau obtenu leur certification «Amis des bébés» octroyée par le Comité québécois en allaitement après trois jours d’audit. Maman, papa et bébé pourront ainsi continuer à compter sur les meilleures pratiques, soutient le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska. Prochain objectif? Que l’ensemble du CSSS soit l’ami des nourrissons.

Organisation des soins aux mères et aux nouveau-nés, formation du personnel, qualité de l’enseignement fait aux parents, respect du Code de commercialisation des substituts du lait maternel figurent parmi la longue liste de critères évalués par le comité d’évaluation. Ce dernier a passé trois jours dans les locaux du CSSS pour procéder au contrôle.

«On les a amenés dans tout le continuum de service, dont les cours prénataux et la clinique prénatale. Ils ont aussi interrogé les mamans sur la qualité de service», indique Nathalie Scott, chef de programme de la petite enfance au CSSS de la Haute-Yamaska. Pour obtenir sa certification, l’organisation devait aussi avoir un taux d’allaitement qui dépassait les 75%. «Lorsqu’on a été certifiés en 2007, on avait un taux de 80,9%. En 2012-2013, ce taux est passé à 84,6%», ajoute Mme Scott. Ce pourcentage est comptabilisé lors de la première visite au CLSC de bébé et maman après leur sortie de l’hôpital. «C’est certain qu’on vise plus haut, que l’allaitement soit la norme», enchaîne Nathalie Scott. Au Québec, ce taux était fixé à 72% en 1998 et a bondi à 85% en 2010. «Malgré tout, on demeure parmi les plus faibles au Canada», indique Nathalie Scott.

Dans le meilleur des mondes, les responsables de santé publique recommandent l’allaitement exclusif pour les six premiers mois de vie. «Ensuite, on peut ajouter des aliments tout en poursuivant l’allaitement jusqu’à deux ans et même plus», souligne Mme Scott. Si les statistiques mentionnées ci-haut sont compilées lors de la visite au CLSC, il est impossible d’avoir des statistiques fiables sur le taux d’allaitement après six mois. «On base les statistiques avec le vaccin de six mois, mais ce n’est pas tout le monde qui fait vacciner son enfant. Le taux n’est donc pas représentatif de la population de bébés. On essaie de trouver une solution avec l’Agence de santé et de services sociaux pour avoir des statistiques», enchaîne la chef de programme.

Avantageux l’allaitement?

Si l’emphase est mise sur l’allaitement, le CSSS indique que toutes les mères, qu’elles allaitent ou pas, sont traitées aux petits oignons. «On encourage l’initiative et la poursuite de l’allaitement. Si l’allaitement n’est pas soutenu, on favorise tout de même le contact peau à peau», mentionne Nathalie Scott. Les avantages de l’allaitement sont nombreux, tant pour maman, que pour bébé, note Nathalie Forand, conseillère en allaitement au CSSS de la Haute-Yamaska. «Ça fournit entre autres des éléments nutritifs et les enfants allaités ont un meilleur développement cognitif. Chez la mère, l’allaitement favorise la contraction de l’utérus, diminue le risque de cancer et limite les pertes sanguines», énumère-t-elle. Et il existerait une corrélation entre la durée de l’allaitement et l’augmentation des bienfaits. «Plus la mère allaite longtemps, plus elle garde les effets, plus les chances qu’elle ait un cancer diminue. Même chose pour les bienfaits de bébé», poursuit Mme Forand.

Le CSSS travaille actuellement à ce que l’ensemble de son organigramme soit «Amis des bébés». «On est en démarches pour devenir un CSSS Amis des bébés, mais ce qu’il faut savoir, c’est que les CLSC et le CSSS sont déjà arrimés ensemble», explique Nathalie Scott. Le CSSS pourrait obtenir sa certification en 2015. Soulignons que la Montérégie a le plus haut taux au Québec d’organisations «Amis des bébés». La certification est valide pour cinq ans.

 

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