Inspections surprises chez les prêteurs sur gages

Inspections surprises chez les prêteurs sur gages
Les policiers de Granby ont effectué une visite surprise

Les policiers de Granby ont effectué une visite surprise, mercredi matin, chez Cash Express, un prêteur sur gages de la rue Principale. La police lance ainsi un nouveau volet d’un programme de prévention déjà en place.

«C’est la première fois qu’on fait une visite de cette envergure. Le but, c’est de vérifier tout ce qui se trouve dans le magasin. Les policiers vérifient les numéros de série et la provenance de chaque objet afin de s’assurer du respect de la règlementation municipale», explique l’agent Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de la Ville de Granby.

En vertu de la législation en vigueur, chaque commerçant est tenu d’avoir un permis de la Ville de Granby, mais aussi de tenir un registre de tous les objets qui se trouvent dans son commerce. «Le registre doit contenir le nom de la personne qui est venue vendre un objet, elle doit s’identifier avec deux pièces d’identité. Le commerçant doit noter les deux pièces, doit décrire l’objet et inscrire le numéro de série de ce dernier au registre sans commettre d’erreur. Le registre doit être fourni tous les lundis au service de police», indique l’agent Rousseau. Des vérifications sont ensuite faites de façon systématique.

Treize commerçants granbyens, dont huit bijouteries, deux prêteurs sur gages et trois commerces de vente de jeux vidéos, sont visés. «Il y a aussi certains commerçants itinérants qui sont touchés», ajoute Guy Rousseau.

Bonne collaboration

Si des visites surprises auront dorénavant lieu, les policiers précisent que des visites régulières sont aussi faites, en lien avec la tenue du registre. «C’est un échange fait avec le commerçant. En général, il y a une bonne collaboration. Les policiers font des vérifications occasionnelles», dit l’agent Rousseau. «C’est certain qu’une visite surprise, ça change le quotidien. Le commerçant a le choix de rester ouvert ou de fermer. Aujourd’hui, il a décidé de fermer pour faciliter l’inspection.»

Certains relâchements et des erreurs de consignation aux registres ont amené les policiers à faire ces visites surprises. «On voulait s’assurer que la règlementation soit appliquée de manière uniforme partout et de faire reconnaître l’importance de bien remplir la documentation», enchaîne M. Rousseau.

Les commerçants ont tout intérêt à suivre la règlementation municipale, qui compte une douzaine d’articles, puisque les amendes sont salées. Chacune des infractions est passible d’une amende de 1000$ en plus de frais de 250$. «Si un numéro de série est mal inscrit, c’est un constat de 1 250$», confirme l’agent Rousseau. Avant le 21 septembre dernier, le montant des amendes s’élevait à 100$.

Prévention

Ce processus s’inscrit aussi dans un effort de prévention et de résolution de crimes. «Ce qui est important de comprendre que dans cette dynamique, les commerçants font leur part en tenant le registre. Les policiers font la leur en vérifiant les dossiers et en faisant des visites surprises. La partie la plus importante, ce sont les citoyens, note Guy Rousseau. Il est important de rappeler aux citoyens de prendre les numéros de série de leurs biens et de les garder dans des notes.»

En cas de vol, il est alors facile de fournir le numéro de série des objets dérobés. Les policiers, eux, peuvent comparer ces données avec les registres fournis. «La chaîne pourra s’enclencher. C’est une partie de prévention qui est importante. Ça arrive que l’on retrouve des objets volés chez les commerçants. Ces objets, à ce moment-là, sont repris par les policiers et une enquête s’enclenche. C’est le but du registre», conclut le policier Rousseau.

 

 

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