La chaîne de bonté d’Andy Caya

Par Ugo Giguere
La chaîne de bonté d’Andy Caya
Avec leur vidéo sur <em>YouTube</em>

Il a une bouille d’intello, une charmante dose de timidité et le cœur sur la main. Combien de jeunes hommes de 20 ans connaissez-vous qui s’offrent comme cadeau d’anniversaire le projet de réaliser 20 bonnes actions? Au moins un. Le Granbyen Andy Caya l’a fait et sa vidéo sur YouTube sème le bonheur.

Mise en ligne il y a une semaine, la vidéo intitulée 20 actes de bonté de toutes sortes a déjà été vue plus de 3 000 fois. «Je voulais faire ça pour le montrer à mes proches, que ma famille soit contente. Je me disais si 500 personnes le voient c’est bien, mais on est déjà rendu au quintuple!», s’étonne-t-il.

L’idée lui est venue d’un projet semblable réalisé au Pakistan. «Ça commence à être populaire un peu partout. Les gens font le nombre d’actions qui correspond à leur âge. D’habitude ça se fait en une journée, mais moi j’avais le temps», raconte le jeune homme qui a accepté de partager un café avec GranbyExpress.com.

Après avoir terminé ses études en sciences de la nature au Cégep de Granby – Haute-Yamaska en décembre, il avait devant lui une session libre avant d’entreprendre l’université en septembre prochain.

Après avoir célébré son anniversaire à la mi-janvier, il a fait la découverte de ce que les internautes appellent le «Birthday project». «Je me suis dit que je pourrais faire ça. Je me suis mis à en parler avec des collègues de travail et ma famille et les idées ont commencé à sortir», explique Andy.

Dans la vidéo, on le voit offrir un chocolat chaud à une brigadière frigorifiée par l’hiver; laisser une enveloppe avec de l’argent pour payer la contravention d’un inconnu; apporter des fleurs à des personnes âgées en résidence.

«C’était très touchant de rencontrer les personnes âgées. C’était la fin de semaine de Pâques et elles n’avaient aucune visite. Elles pleuraient tellement elles étaient contentes», confie le jeune homme qui a bénéficié d’une aide de Rita fleuriste.

Semer du bonheur

Andy Caya assure qu’il n’a pas réfléchi une seconde à la portée sociale de son projet, mais à la lumière des commentaires et témoignages qui pleuvent dans sa boîte courriel, il comprend qu’il a touché des gens.

«Tant mieux si ça peut amener d’autres personnes à faire des bonnes actions. Ça ne prend pas beaucoup de temps pour poser un petit geste qui peut rendre quelqu’un heureux.» Il dit avoir observé un changement de comportement chez certaines personnes de son entourage. «Je vois qu’ils sont plus spontanés quand ils ont l’occasion d’aider quelqu’un», avance celui qui a pris goût au bénévolat.

Pourtant, ce n’est pas parce qu’il a été élevé dans une culture intensive de bénévolat. Il n’en a pas vraiment fait non plus dans son parcours scolaire. «J’ai participé à la Grande corvée à Saint-Jean-sur-Richelieu en 2011. Ça faisait tellement de bien aux gens, ça m’a donné le goût», se souvient l’étudiant qui se prépare à entrer en architecture du paysage.

Et pourquoi maintenant? «J’avais beaucoup de temps cet hiver, alors je me suis dit pourquoi pas le partager?». Évidemment. Pourquoi pas?

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