Laurent Godbout à la cabane à sucre

Par Ugo Giguere

L’aventure du Terminal aura été de courte durée. Le restaurant de l’Aéroport Roland-Désourdy inauguré en grande pompe par son chef-propriétaire Laurent Godbout n’a jamais rouvert ses portes après le congé des Fêtes. Une fin abrupte qui donne naissance à un nouveau projet: une cabane à sucre à Shefford!

Les habitués de l’Érablière Leclerc sur le chemin Brandrick à Shefford auront une agréable surprise ce printemps. Dès le 1er mars, c’est le chef Laurent Godbout et son équipe qui prennent en charge la salle à manger.

«On va avoir deux menus. Un menu traditionnel de cabane à sucre et un menu Laurent Godbout dans le genre de l’Attelier Archibald», annonce le chef en primeur à GranbyExpress.com.

Peut-être devenu plus prudent après l’échec de Bromont, l’artiste culinaire a choisi de commencer par prendre en charge la concession avant de s’en porter acquéreur. «On va voir si ça fonctionne bien», dit-il. La salle à manger est ouverte seulement durant la période des sucres, mais M. Godbout se montre ouvert à des locations de salle ou à des mariages par exemple.

Quelques modifications devraient être faites au décor avant l’ouverture.

La fin du Terminal

Inauguré en juin dernier, le restaurant n’aura donc eu qu’une courte existence d’à peine six mois. Selon le chef Godbout, le manque de constance dans l’achalandage et le type de clientèle expliquent l’échec de l’aventure.

«La clientèle était aléatoire. On pouvait servir 20 clients une journée et le lendemain 100», précise Laurent Godbout qui s’est par ailleurs juré de ne plus se lancer dans le marché des déjeuners. «Ce n’est pas le type de restauration qu’on veut faire», dit-il.

Lui et son équipe ont donc choisi de plier bagage rapidement. «Tant qu’à donner un coup d’épée dans l’eau et travailler longtemps pour que ça marche, on préfère laisser aller», souligne le chef-propriétaire de l’Attelier Archibald à Granby.

Malgré l’investissement important qu’a nécessité cette tentative infructueuse, l’homme d’affaires dit ne rien regretter. «On a mis beaucoup d’argent, mais on a encore notre équipement et on ne va pas s’arrêter là. Moi, je ne le regrette pas. C’était quand même intéressant et on a rencontré des gens fantastiques», confie M. Godbout.

Du côté de l’aéroport, le directeur général Robert Blais s’est dit surpris de la décision hâtive des restaurateurs. Il en a été avisé vers le 23 décembre.

«On a vu qu’ils fermaient pour un mois et on trouvait ça étrange parce que ça commençait tout juste à aller mieux. Quand on a posé la question, ils nous ont dit qu’ils ne fermaient pas juste un mois, mais qu’ils n’ouvriraient plus», révèle M. Blais.

Comme l’entreprise était liée par un bail de cinq ans, les deux partis ont dû négocier des conditions de départ. «On s’est entendu pour une résiliation à l’amiable sur les choses qui doivent rester ici et d’autres choses qui sont à eux», a indiqué le DG.

D’autres restaurateurs intéressés ont été rencontrés et une réouverture serait attendue vers la mi-mars.

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