Le lac Waterloo au cœur d’une rencontre entre spécialistes

Le lac Waterloo au cœur d’une rencontre entre spécialistes
Aucune intervention n'a été faite

SUIVI. Waterloo sera l’hôte d’une rencontre, le 19 août prochain, où l’avenir du lac Waterloo sera à l’honneur. Pour l’occasion, le maire Pascal Russell accueillera différents spécialistes. L’objectif? Établir un constat clair des actions qui ont été posées et de celles à venir.

«Je ne veux plus investir de l’argent pour le plaisir d’investir de l’argent. Je veux qu’on investisse des sommes d’argent qui vont nous permettre, si c’est le souhait du ministère, d’avoir un certificat d’autorisation pour faire une intervention dans le plan d’eau. Sinon, [on veut savoir] quelles alternatives nous avons», résume Pascal Russell.

Le 19 août prochain, M. Russell, son homologue de Shefford, André Pontbriand, et le directeur général de Waterloo, Éric Sévigny, vont rencontrer Yves Prairie, professeur du département des sciences biologiques spécialisé dans l’étude du cycle du carbone dans les lacs. Il «vient ici avec toutes les personnes les plus importantes du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte aux Changements climatiques (MDDELCC), dont Sylvain Primeau, Jean-François Ouellet et Daniel Leblanc», poursuit Pascal Russell. 

En mode solution

Interventions sur les infrastructures municipales, retrait des herbicides et pesticides, respect d’une marge de trois mètres sur le bord du lac, au cours des dernières années, Waterloo a mis en place différentes mesures pour aider son lac à maintenir sa santé. «On voit que tous les petits efforts et politiques mises en place par la municipalité ont donné des résultats. L’an dernier, on n’a pas fermé le lac une fois et cette année, on est classé B-, ce qui veut dire que c’est parfait pour la baignade.»

En mars 2013, la Ville de Waterloo, la municipalité du Canton de Shefford et les Amis du bassin versant du lac Waterloo s’étaient unis pour injecter 100 000$ dans une étude de caractérisation du lac.

«On essaie de trouver des solutions. Au lieu de toujours donner des sommes d’argent à des firmes d’ingénieurs, j’ai dit qu’il faut parler vraiment avec ceux et celles qui nous permettent de faire des interventions dans le plan d’eau. Ces gens, ce sont les gens du ministère», enchaîne Pascal Russell. «Ce qu’on veut savoir avec M. Prairie, c’est de voir, pour le niveau de phosphore, est-ce qu’il y a moyen qu’on puisse mettre en place un protocole ou une technologie pour donner au lac la chance de s’autofiltrer.» Le maire de Waterloo indique avoir demandé cette rencontre en janvier 2014.

«Soins intensifs»

Du côté des Amis du bassin versant du lac Waterloo, le président de l’association Richard Morasse indique que depuis l’an passé, «la balle est dans le camp de la Ville. Nous n’avons pas de nouvelles. Nous ne sommes pas informés», dit-il. L’étude de caractérisation, payée par Waterloo et Shefford, étant complétée, M. Morasse indique savoir les travaux qui doivent être faits, mais qu’il faut déterminer un critère québécois afin de connaître la quantité de sédiments à retirer dans le lac. L’étude de caractérisation a été faite à partir du critère ontarien, soit 600mg/kg de phosphore total. «Quand on va connaître le critère du Québec, on va savoir quelle quantité de sédiments on doit enlever [et combien cela va coûter] pour que le lac soit capable de s’autogérer de lui-même», poursuit Richard Morasse. Il ajoute qu’après cette étape, le dossier en sera à une étude d’impact, une phase estimée à 18 mois.

Il ne cache pas que son association aimerait que le dossier du lac bouge plus vite. «Nous, nous n’avons qu’un seul dossier, le lac. La Ville a plusieurs dossiers et on le comprend. [Le lac] est toujours aux soins intensifs. Il faut bouger, il faut s’en occuper. […] On souhaite que ça devienne une priorité pour la Ville», conclut-il.

À la séance ordinaire du conseil municipal du 19 août prochain, les élus vont faire un constat de cette rencontre à la population.

 

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