Le nouveau conseil veut abolir le «règlement du dimanche»

Par Ugo Giguere
Le nouveau conseil veut abolir le «règlement du dimanche»

De plus en plus de voix se font entendre pour dénoncer l'intolérance aux activités festives

INTOLÉRANCE. Pascal Bonin n’a jamais été favorable à l’interdiction de faire du bruit avec des outils mécaniques le dimanche et le nouveau maire entend abolir le règlement. Le conseil municipal a adopté un premier avis de motion lundi soir, un premier pas contre l’intolérance de voisinage.

Festival Gospel, carillon et cloches d’église, les plus récents cas d’intolérance envers le bruit urbain ont refait surface au conseil municipal lundi soir. Un contexte qui a mis la table pour le retour du débat sur l’adoption du règlement qui interdit les travaux avec des outils mécaniques le dimanche.

En une du GranbyExpress.com du 25 juin dernier, le maire Pascal Bonin déclarait qu’on était «rendu trop loin» et que c’est le règlement sur le bruit le dimanche qui avait «propulsé l’intolérance face au bruit».

Lundi soir, Alain Bergeron a profité de la période de questions des citoyens pour interpeller la population. «L’intolérance, on peut s’en passer et se concentrer sur notre centre-ville. Je suis rendu intolérant à l’intolérance», a-t-il lancé en ajoutant se faire insulter lorsqu’il voyage ailleurs au Québec et qu’il dit habiter Granby.

Des arguments qui ont trouvé écho auprès du maire Bonin. «Je suis tanné qu’on soit la risée des médias nationaux. Les temps changent et ça commence à soir. Arrêtons de gérer les exceptions et gérons le gros bon sens», a annoncé M. Bonin.

Le maire s’est directement adressé aux citoyens par l’entremise des caméras pour clamer qu’il veut leur faire confiance. «Ça fait longtemps qu’un politicien vous a dit ça!», a-t-il pontifié.

Ruel s’oppose

Serges Ruel, qui était membre du conseil qui a adopté le règlement sur le bruit mécanique le dimanche, s’oppose à son abolition. Il dit se faire porte-parole de la quiétude publique.

«Le règlement parle de travaux mécaniques bruyants. C’est malheureux qu’on ait tout englobé dans le bruit. On demandait un seul jour par semaine de quiétude», a plaidé le conseiller du quartier 6.

Celui-ci a d’ailleurs révélé que seulement 20 constats d’infraction ont été remis en lien avec ce règlement depuis quatre ans. Ce qui indique, selon lui, qu’il n’y avait pas d’intolérance, car le règlement ne s’applique que sur le dépôt d’une plainte.

Son collègue Jocelyn Dupuis voit plutôt le faible nombre de constats comme une preuve que «le règlement n’a pas sa raison d’être». Robert Riel et Robert Vincent ont ensuite soutenu qu’il fallait cesser de tout réglementer.

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