Les vapoteuses de THC de plus en plus dans la mire des jeunes et…des policiers

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Par Eric Patenaude
Les vapoteuses de THC de plus en plus dans la mire des jeunes et…des policiers
En plus d'être attirantes pour l'oeil, les vapoteuses de THC sont facilement repérables sur le web et offertes pour quelques dizaines de dollars sur le marché. (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude)

FAITS DIVERS. En vente sur le web, les vapoteuses de THC gagnent de plus en plus en popularité auprès d’une jeune clientèle à la recherche de sensations fortes. Les policiers d’ACCÈS-Cannabis du Service de police de Granby (SPG) s’y intéressent aussi. Pas moins de 65 «vapoteuses illicites» ont été saisies au cours de l’exercice 2021-2022, selon le bilan annuel de l’escouade spécialisée rendu public, cet avant-midi.

«Oui, on a retrouvé des vapoteuses de THC lors de nos perquisitions effectuées par nos quatre enquêteurs, mais c’est également très présent dans les milieux scolaires. Et ça nous préoccupe parce que ces produits ont l’air super attrayants. C’est pratiquement des boîtes de bonbons», a mentionné Marie-Ève Lamontagne, capitaine au soutien opérationnel et aux enquêtes criminelles au SPG.  «Pour des parents qui voient ces produits, c’est facile de penser que c’est un article légal ou que ce n’est tout simplement pas une vapoteuse au THC. Il faut savoir que c’est un produit illicite qui n’est pas en vente à la SQDC», a ajouté la capitaine Lamontagne en mêlée de presse. 

En plus d’être attirantes pour l’oeil, les vapoteuses de THC sont facilement repérables sur le web, entre autres, auprès de fournisseurs de l’Ontario et de la Colombie-Britannique, et ce, pour quelques dizaines de dollars. «L’approvisionnement se fait principalement via des sites Internet qui sont également illicites. Et quand on dit illicite, on dit crime organisé», a laissé entendre la porte-parole du SPG.

Bien qu’elles aient toutes les apparences d’un banal produit de consommation, les vapoteuses «illégitimes» ne sont pas sans risques. D’ailleurs, sur la toile, des grossistes vont jusqu’à offrir des produits avec un taux de concentration de THC pouvant atteindre 98 %.

«C’est des jeunes dans la vingtaine ou des adolescents qui vont consommer des vapoteuses (de THC). Les couleurs et les saveurs sont attrayantes et c’est la raison pour laquelle ce n’est pas vendu à la SQDC parce qu’ils ne veulent pas inciter les jeunes à consommer», a confié le sergent-détective Dominique Boisvert.

Écoles: prévention et collaboration

Devant la montée du phénomène des vapoteuses de THC, le SPG a accentué sa présence dans les écoles secondaires de la ville afin de sensibiliser les jeunes et les directions de ces établissements lors d’activités de prévention (kiosques, conférences). Des outils de prévention ont été aussi mis à la disposition du personnel pour les aider à détecter ces produits illicites très prisés chez les ados et les jeunes adultes.

«Des informations provenant de directions d’école nous ont menés à ouvrir deux dossiers d’enquête et à des arrestations dans les derniers mois. Ces arrestations ont visé deux vendeurs de vapoteuses qui vendaient à des mineurs. Pour nous, c’est super important de continuer ce partenariat qui nous permet d’obtenir de l’information», a indiqué la capitaine Lamontagne.

Une vingtaine de perquisitions

Dans la dernière année, 31 dossiers ont été traités par les enquêteurs de l’escouade ACCÈS-Cannabis, peut-on lire dans le rapport annuel. Sur le terrain, 23 perquisitions ont été réalisées par les agents qui ont saisi principalement du cannabis séché ou frais (plus 6100 grammes) et de la méthamphétamine (3995 comprimés) dans les 12 derniers mois.

En ce qui a trait aux personnes accusées relativement à des activités de vente de stupéfiants, 26 individus ont été traduits en justice à la suite de 17 arrestations.

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