Moyen de pression des policiers de Granby

Moyen de pression des policiers de Granby

Depuis mardi matin

Après une demande d’arbitrage, voilà que les policiers de Granby, qui sont sans contrat de travail depuis plus de deux ans et demi, dénoncent l’attitude du maire de Granby, Richard Goulet. Depuis mardi matin, l’ensemble des patrouilleurs porte un brassard jaune sur lequel la phrase «M. le maire, imposer ce n’est pas négocier» y est inscrite.

Ce moyen de pression, qui n’affectera pas le service aux citoyens assure la Fraternité des policiers et policières de Granby (FPPG), se veut être une façon de dénoncer la lenteur des négociations et la fermeture de l’employeur. «Nous sommes prêts à retourner à la table de négociation si le maire et la Ville témoignent d’une véritable volonté à négocier. Comme nous l’avons déjà mentionné, le maire désire nous imposer unilatéralement l’entente concernant les régimes de retraite intervenue avec ses différents groupes d’employés lors des états généraux tenus en 2010-2011 à ce sujet. De notre côté, nous démontrons de l’intérêt à régler le déficit de retraite en apportant une base de solutions fort intéressantes, mais l’employeur fait preuve d’entêtement et d’un manque d’écoute. Il est de l’intérêt de nos membres et de la population que le maire montre plus d’ouverture afin d’en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties», indique, par voie de communiqué, le président de la FPPG, Louis Carbonneau.

En entrevue au GranbyExpress.com, le maire de Granby, Richard Goulet s’avoue légèrement surpris de cette sortie médiatique. «On a envoyé notre réponse à leur contre-proposition et ils avaient jusqu’au 19 juillet prochain pour nous répondre. On a notre réponse», lance M. Goulet.

Ce dernier ne démord pas: les policiers doivent accepter les modalités du nouveau régime de retraite. «Le régime de rentes des policiers ne doit pas être différent des 300 autres employés de la Ville de Granby. Tous les employés de la Ville ont mis de l’eau dans leur vin. C’était un fardeau inacceptable pour la Ville et les payeurs de taxes. On s’en allait vers un puits sans fond si on ne changeait pas», rappelle Richard Goulet.  

Questionné sur la nature du message inscrit sur les brassards (M. le maire, imposer ce n’est pas négocier), le maire de Granby ne se dit pas intimidé. «On n’impose rien. C’est une condition de négociation. Je m’engage à ce que les citoyens n’aient pas à payer une surprime pour un fonds de pension alors que 300 employés l’ont abandonné pour réduire le fardeau. Il y a plus de la moitié des citoyens qui n’ont pas de fonds de pension. Il faut être juste et équitable», conclut-il.  

Rappelons que les policiers de Granby sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2010. En octobre dernier, la FPPG, qui représente plus de 90 policiers, a entériné une demande d’arbitrage à la suite de onze séances de négociation infructueuses. 

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