« On a besoin de brasser les choses à Granby »_Anne-Sophie Legault 

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Par Abdennour Edjekouane
« On a besoin de brasser les choses à Granby »_Anne-Sophie Legault 
Anne-Sophie Legault (Photo : GranbyExpress-Abdennour Edjekouane)

POLITIQUE POLITIQUE. C’est à l’occasion du lancement de son local de campagne vendredi dernier que la candidate de Québec solidaire (QS) dans le comté de Granby, Anne-Sophie Legault a officiellement entamé sa course aux élections.

La candidate, qui a cessé l’enseignement pour se concentrer sur la campagne électorale, souhaite surtout faire bouger les choses du côté de l’éducation et de l’environnement. Pour le premier dossier, la jeune candidate désire améliorer les conditions de travail du personnel dans les écoles. «C’est vraiment l’éducation qui m’a donné envie de m’impliquer en politique. J’ai besoin que ça bouge et que ça change, la seule façon pour moi était de m’impliquer et d’arriver en haut pour le faire», a confié Anne-Sophie Legault.

Sur le plan environnemental, la jeune femme se dévoue à promouvoir le Plan pour la transition énergétique de son parti, qui vise notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55 % par rapport à 1990 d’ici huit ans. Le plan prévoit également un investissement massif pour instaurer un grand réseau de transport en commun. «Notre plan pour le transport est audacieux et très différent, ce n’est pas que du simple ajout d’asphaltes (…). Côté environnement, il y a une écoute supplémentaire et les gens sont prêts à agir et à porter des actions, parce qu’ils sont davantage conscientisés», a déclaré Mme Legault, en relatant également avoir vendu sa voiture il y’a un an pour adopter les modes de transport alternatifs.

Une 2e élection à 25 ans

Ayant connue une première expérience électorale il y a quatre ans, la candidate, qui était arrivée seconde dans la circonscription de Granby en 2018, a confié avoir plus de moyens pour les prochaines élections et être davantage entourée qu’en 2018. «Je savais que mes convictions étaient valables, mais je crois que je manquais encore d’assurance (en 2018). Mais aujourd’hui, je sais où je m’en vais. C’était motivant de voir que QS avait fini 2e, c’était donc encourageant de revenir en sachant ça», a-t-elle relaté.

Cette année, et grâce au mouvement solidaire qui semble gagner les régions, Anne-Sophie Legault ne doute pas de ces capacités à mettre en branle la forteresse caquiste à Granby. «On en parlait avec Gabriel (Nadeau-Dubois) et je lui disais justement que ça bougeait beaucoup à Granby depuis les dernières élections. Il y a un engouement, il y a quelque chose qui se crée à la hauteur du Québec pour QS, on se demandait si ça allait arriver à Granby avec notre château fort caquiste, mais finalement le mouvement est rentré. On a besoin de brasser les choses à Granby parce qu’on est stagnant sur plein de dossiers. On peut avancer, mais il faut un peu d’audace pour partir la machine.»

Interrogée sur le taux de vote chez les jeunes, Anne-Sophie Legault constate que les jeunes ont plus de facilité à franchir la ligne du cynisme politique. «Ce que les jeunes voient, c’est que ça ne bouge pas et qu’on ne les entend pas assez (…). Il faut canaliser et mettre de l’avant l’énergie que les jeunes ont à faire avancer les choses, parce qu’ils auront clairement un énorme poids pour les prochaines élections.»

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