Performant le CSSS de la Haute-Yamaska!

Performant le CSSS de la Haute-Yamaska!
Rémi Brassard et Yves Fortin

Les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) La Pommeraie et de la Haute-Yamaska n’ont pas à être jaloux de leurs semblables. Les deux organisations de la région se démarquent des autres établissements hospitaliers de la Montérégie et provinciaux, révèle le plus récent rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), un organisme sans but lucratif indépendant.

Dans le document rendu public le 6 mars dernier, le CSSS de la Haute-Yamaska figure en tête de liste des centres de soins. Parmi les 15 indicateurs cliniques et financiers analysés, le CSSSHY se distingue dans neuf d’entre eux en étant au sommet du palmarès des établissements de taille comparable. Pour cinq autres indicateurs, la Haute-Yamaska se situe au-dessus de la moyenne. «L’ICIS compare la performance des hôpitaux pancanadiens. Nous, on se compare aux autres établissements de la Montérégie et du Québec», indique Brigitte Massé, directrice des communications au CSSSHY.

Les taux de réadmission (général, soins médicaux, soins chirurgicaux, soins obstétricaux), les dépenses administratives en pourcentage des dépenses totales et le total des heures travaillées par cas pondéré (laboratoires cliniques, soins infirmiers, service de diagnostic, pharmacie) figurent parmi les indicateurs comparés.

En terme de coût par cas pondéré, le CSSSHY trône au sommet avec 3 356,19$, soit un peu plus de 1 000$ de moins que le CSSS La Pommeraie (4 400,96$) et la moyenne provinciale (4 460,90$). «Nous sommes nettement en dessous de la moyenne provinciale, ce qui est une bonne chose, note Mme Massé. Le CSSS est très performant et nous sommes convaincus qu’on a déjà amélioré ces indicateurs.» Les résultats publiés par l’ICIS reflètent la réalité de l’année financière 2010-2011. «Nous croyons qu’en 2012-2013, le portrait sera complètement différent», soutient Rémi Brassard, directeur adjoint du CSSSHY.

Améliorations

«Notre plus grande amélioration se situe au niveau des réadmissions et de la pédiatrie. En pédiatrie, le taux de réadmissions est à 4,46%. Avant, on était plus faible. Maintenant, nous sommes des champions», ajoute Brigitte Massé. Le CSSSHY se distingue aussi avec les accouchements vaginaux après césarienne (AVAC) avec un taux de 31,66%. Si l’organisation de la Haute-Yamaska dépasse largement la moyenne provinciale (18,95%), le CSSS La Pommeraie mène le bal avec 34,41%. «L’AVAC est une bonne pratique. Les hôpitaux qui en font plus obtiennent de bonnes notes. C’est une méthode prometteuse. À La Pommeraie, ils sont un très bon joueur. Ils font beaucoup d’AVAC», ajoute la directrice des communications.

Pour quelques indicateurs, notamment ceux qui ont trait au département des naissances, les CSSS de la Haute-Yamaska et de La Pommeraie sont pratiquement nez à nez. «Ce n’est pas une question de compétition avec La Pommeraie. On est en compétition envers nous-mêmes. Ce sont de saines influences et de saines compétitions. Statistiquement, ils ne se démarquent pas par rapport à nous», répond Yves Fortin, directeur général du CSSSHY.

«Entre les rapports de 2009-2010 et 2010-2011, on observe une nette amélioration en pédiatrie et en obstétrique. On travaille toujours sur l’optimisation. Nous n’avons pas besoin de ces rapports-là pour être en amélioration continue», note Brigitte Massé tout en spécifiant apprécier l’opportunité d’obtenir une photographie positive de l’organisation.

«C’est la seconde année qu’on présente ces données. C’est intéressant de voir l’évolution», poursuit Rémi Brassard.

À cela, Yves Fortin ajoute que 2010-2011 correspond à la première année du virage «performance» de l’organisation. Le 1er mars 2010, la direction avait obtenu le mandat de redresser les finances et de redresser l’urgence.

Un retour du balancier?

Les dirigeants du CSSS de la Haute-Yamaska espèrent bien que leurs efforts et les résultats vont leur permettre d’obtenir des enveloppes budgétaires pour de futurs projets. «On a remboursé notre dette au complet. Notre urgence s’est grandement améliorée et est devenue très performante. Elle est passée de D- à B+ et on a épongé la dette au cours des trois dernières années. On espère que les efforts et résultats vont apporter un dividende. On a espoir que ça sera reconnu. Nous avons plusieurs projets majeurs qui attendent, dont le centre mère-enfant et les soins intensifs qui seront combinés au-dessus de l’urgence», indique Yves Fortin. Ce dernier mentionne que l’Agence de santé et de services sociaux de la Montérégie reconnait le redressement et l’amélioration.

«Bien qu’on escompte, on génère nous-mêmes notre marge de manœuvre pour réinvestir. On renouvelle nos équipements. Si on attendait l’argent extérieur, on ne serait jamais capable de faire nos projets», conclut Rémi Brassard.

 

 

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