Richard Morasse dit NON

Par Caroline Boisclair

Richard Morasse s’est porté candidat du comité du NON dans le dossier du changement de zonage et du plan d’urbanisme dans Chambourg-sur-le-lac de Waterloo. Le référendum sur cette question se tiendra le 18 août.

Richard Morasse, reconnu pour ses implications à caractère environnemental, souhaite bien informer les gens et préserver l’environnement de ce quartier de villégiature.

À la source de ce litige : la construction de résidences sur le site voisin de la plage, rue du Brabant. Cette initiative est celle des Entreprises Lachance, propriétaire du site en question aux abords du lac Waterloo.

Là où ça se complique, c’est que la Ville de Waterloo, dans le cadre de la refonte de son plan d’urbanisme, a changé le zonage de ce secteur en 2010, le faisant passer de résidentiel à récréotouristique. Ce qui bloque la construction de la dizaine de résidences que le promoteur immobilier souhaitait y implanter.

Les Entreprises Lachance ont intenté une poursuite de 905 000$ contre la Ville de Waterloo, alléguant qu’elle n’avait pas été consultée avant ce changement qui compromet la vente de ses plus beaux terrains.

La Ville de Waterloo, qui avait diffusé des avis publics à ce propos, a donc suggéré un compromis à l’entrepreneur afin que le nombre de nouvelles résidences souhaitées passe de 10 à quatre. Celles-ci seraient soumises à des règles environnementales et architecturales très strictes.

Un registre portant sur la modification au règlement de zonage et au plan d’urbanisme s’est tenu en mai dernier. Le nombre de signatures requis ayant été obtenu, les citoyens de ce quartier pourront s’y opposer lors du référendum du 18 août prochain.

Autres possibilités

«La question du référendum n’est pas claire ; ça prend un décodeur !», illustre Richard Morasse, qui prône l’importance du dialogue dans ce type de circonstances.

Il reproche à la Ville d’avoir avisé les habitants de Chambourg-sur-le-lac «seulement la veille» de la tenue de la séance publique, en avril dernier, au cours de laquelle il était question du compromis suggéré par la municipalité.

«Dans les documents présentés ce soir-là, la Ville a voulu nous faire peur en faisant allusion au fait que si elle perdait, il arriverait telle ou telle chose. On ne comprend pas, et nous, on a pris ça comme des menaces», affirme M. Morasse.

«Ils nous ont donné deux choix : quatre ou 12 maisons. On trouve ça assez ordinaire. En plus, il y aurait une coupe à blanc lors de la construction. On fait quoi de l’érosion et du ruissellement du lac ?», s’interroge le Waterlois en pointant le terrain en question.

«Je ne suis pas contre la construction, mais je crois qu’il y a moyen de trouver un compromis. Au lieu de faire une nouvelle rue qui va coûter 1 million$, pourquoi est-ce qu’ils ne construiraient pas les maisons avec des entrées rue du Brabant directement ? Les égouts sont déjà passés, et les nouvelles maisons seraient assez éloignées du bord du lac, sans pour autant nuire ni à l’accès public des résidents, ni au lac, ni au ruisseau qui s’y jette. Et on conserverait nos arbres», propose Richard Morasse en guise d’exemple.

GranbyExpress.com a remarqué, lors de son passage dans le secteur, que trois maisons situées directement devant le site visé, rue du Brabant, étaient à vendre. Un lien direct avec ce qui se trame actuellement, croit le candidat du comité du NON.

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