Saveurs de nos chefs: jumeler affaires et bonne bouffe

Saveurs de nos chefs: jumeler affaires et bonne bouffe
Maxime Poulin

CUISINE. Saumon à l’érable, salade d’edamame, filets de porc asiatique, croustade aux pommes, filets de turbot aux amandes… cuisinés par des gens d’affaires. Le livre de recettes Les saveurs de nos chefs, qui doit paraître cet automne, jumèlera l’entrepreneuriat à la bonne bouffe.

Pour l’occasion, les chefs d’entreprise d’ici sont invités à soumettre une recette de leur crue et à se prêter au jeu d’une séance photos dirigée par la photographe Julie Robillard. L’idée? Mettre en valeur les entrepreneurs dans leur milieu tout en les voyant dans un contexte plus personnel, celui de la cuisine.

La Chambre de commerce de la Haute-Yamaska et région (CCHYR) et les Cuisines collectives de la Montérégie (CCM) unissent leur force pour réaliser ce projet. Chacune des 75 recettes retenues dans le livre sera testée par les CCM. «Notre nutritionniste regardera les recettes et les révisera au besoin», explique Julie Bourdon, directrice des CCM.

«Nous, notre force, c’est notre réseau», ajoute Céline Gagnon, directrice générale de la CCHYR. À ces deux femmes se joint Marie-Andrée Fortin, chargée de projet. Cette dernière s’occupe, entre autres, de la vente des espaces-recettes. Le but est de rassembler 75 entrepreneurs au sein de ce livre qui doit paraître en octobre. Au final, l’ouvrage, qui se détaillera entre 20 et 25$, doit compter 232 pages. Pas moins de 3 000 exemplaires seront mis en circulation.

«Les profits de la vente du livre seront divisés entre la Chambre de commerce et les Cuisines collectives. Le livre devrait rapporter 40 000$ aux deux organismes», poursuit Julie Bourdon.

Difficile de choisir

En plus de vouloir rassembler les gens d’affaires, du communautaire et la population autour d’un projet culinaire, le livre de recettes est une belle occasion de relancer le dynamisme au sein d’une entreprise. «À la Chambre (de commerce), on a fait une rencontre d’équipe et on a cuisiné trois recettes, une entrée, un plat principal et un dessert pour choisir notre recette. Ce n’est pas évident!», lance Céline Gagnon.

Maxime Poulin, propriétaire du Café la Brûlerie à Granby, aura son espace-recette dans Les saveurs de nos chefs. «J’aimais le look. C’est convivial. C’est un projet rassembleur. La cuisine, ça rassemble tout le monde. Tout le monde se retrouve autour de la table», mentionne M. Poulin. Ce dernier hésite toutefois encore quant au plat qu’il concoctera. «Le livre est dans un contexte différent. Oui, j’ai un resto, mais je ne sais pas si je vais présenter une recette du restaurant, dit-il. Je vais peut-être présenter une recette que je fais à la maison, un smoothie ou un café.»

Même dilemme pour les Cuisines collectives. «C’est difficile de choisir une recette parce que ça nous représente. On veut un plat qui va représenter les Cuisines, c’est-à-dire qui est économique, sain et qui se congèle», enchaîne Julie Bourdon.

Les entrepreneurs qui souhaitent y participer, mais qui n’ont pas nécessairement de recette à fournir pourront en choisir une dans une banque fournie par les Cuisines collectives de la Montérégie. Au moment d’écrire ces lignes, la moitié des 75 espaces-recettes avait trouvé preneur. Les réservations se poursuivent jusqu’à la mi-juin. Pour information: Marie-Andrée Fortin (450 531-6373 ou mafortin4@hotmail.com).

 

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