Une nouvelle ressource en santé mentale à Granby

Une nouvelle ressource intermédiaire de santé mentale a été inaugurée, jeudi après-midi à Granby. Le projet, qui permettra d’héberger neuf personnes, a pu être réalisé grâce à un budget de 300 000$ et accueillera ses premiers résidents dès la semaine prochaine. 

Après près de deux ans de travail (et quelques difficultés), le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Haute-Yamaska a pu mettre en place cette nouvelle ressource avec l’aide de la Fondation Horace-Boivin. «En général, la Montérégie et la Haute-Yamaska sont très pauvres en matière de ressources en santé mentale. Depuis un an et demi, on est en débordement pratiquement permanent», indique Yves Fortin, le directeur général du CSSSHY. À titre indicatif, l’organisme détient 23 places en ressources intermédiaires et 36 en ressources familiales. «En 2010-2011, le taux d’occupation a été de 94%. L’ajout de neuf places va permettre de donner de l’air au système», mentionne Brigitte Massé, directrice des communications du CSSSHY.

Le bâtiment, sis sur la rue Dufferin, compte neuf chambres individuelles, deux salles de bain, un salon, une salle à manger, une cuisine et une aire commune. La Fondation Horace-Boivin a acheté et adapté les locaux. Le projet est évalué à 300 000$. «Tout ça se fait sans l’aide du gouvernement et de l’Agence de santé et de services sociaux. C’est avec les surplus budgétaires qu’on a réussi à dégager des fonds pour ce projet», ajoute Yves Fortin.  En s’associant au CSSSHY pour cette ressource, la Fondation Horace-Boivin élargit une fois de plus son mandat. «Il y a quelques mois, on l’a élargi avec le CLSC de Bromont. On fait un pas de plus en hébergement en santé mentale», indique Marc Breton, de la Fondation Horace-Boivin.

Cette nouvelle ressource d’hébergement en santé mentale se veut être une étape de transition qui permettra de redonner de l’autonomie aux personnes vivant avec une problématique de santé mentale. «Chacun a son plan d’intervention. Le but, c’est la réinsertion sociale. On souhaite qu’ils vivent de façon autonome dans un appartement. Cette ressource est bien située, elle est près du centre-ville et des services. C’est aidant pour la clientèle», indique Nicole Charbonneau, chef des services ambulatoires au CSSSHY.

Sept places sont réservées pour les séjours à long terme dont le maximum prévu est de 18 mois, tandis qu’il y aura deux places temporaires. La ressource sera administrée par Mireille Masika Nyamirangi et Philippe Messo. Tous deux possèdent une expérience en santé mentale et en réadaptation. M. Messo, qui détient notamment une maîtrise de l’Université Laval en usage des médicaments, a travaillé durant plusieurs années auprès de gens ayant des troubles mentaux. Quant à Mme Nyamirangi, elle détient un baccalauréat en psychologie et un certificat en toxicomanie. «La santé mentale et la réadaptation, c’est mon dada», lance-t-elle. Si les deux intervenants vont engager le personnel pour assurer un service de base aux résidents, le CSSSHY s’occupera des services spécialisés. Des travailleurs sociaux, des psychoéducateurs et des infirmiers feront partie du lot des professionnels qui interviendront auprès de la clientèle.

Les premiers résidents devraient arriver en début de semaine prochaine, ce qui tombe à point avec la semaine de la Santé mentale.

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