Accident mortel sur la 139: «Un événement d’exception» – la coroner

RÉSULTATS. La relance de l’enquête du coroner portant sur le décès de Jacques Corriveau, tué dans un accident sur la route 139 en décembre 2012, connait un nouveau chapitre. Un rapport amendé vient d’être publié par le Bureau du coroner après qu’il eut rouvert l’enquête en janvier dernier à la suite de questionnements soulevés par GranbyExpress.com.

Jacques Corriveau, 63 ans, de Saint-Léonard-d’Aston, a perdu la vie le 26 décembre 2012 après qu’il eut été frappé par une voiture qui venait en sens inverse. La conductrice, une Granbyenne d’une soixantaine d’années qui a subi de graves blessures, aurait voulu éviter un bloc de glace qui s’est détaché d’un poids lourd, mais le morceau de glace a violemment fracassé son pare-brise et elle a perdu le contrôle de son bolide.

Un Dunhamien, témoin de l’accident, a pris en chasse le poids lourd, action qui a permis aux policiers de localiser le camionneur ontarien. Au terme de l’enquête policière menée par le Service de police de Granby, le procureur n’a pas autorisé le dépôt d’accusations criminelles contre le camionneur de 47 ans. Un constat d’infraction a été donné au chauffeur qui a reçu une amende de 1 264 $ assortie de quatre points d’inaptitude. À cette époque, la veuve de la victime, Danielle Rouillard, jugeait la pénalité insuffisante.

Nouvelle enquête

Une première version du rapport d’investigation de la coroner Krystyna Pecko, et dont GranbyExpress.com avait obtenu copie, ne faisait aucunement mention de l’élément déclencheur de l’accident: le bloc de glace.

Dans la version amendée, la coroner Pecko précise les circonstances de l’accident et a investigué sur la question du bloc de glace. Pour des questions de sécurité, les camionneurs n’ont pas l’autorisation de monter sur le toit de leur remorque pour le déneiger, mais des équipements spécialisés existent.

«Il a été confirmé par diverses compagnies de transport qu’un chauffeur inspectant son camion du sol ne pourrait pas voir s’il persiste une plaque de glace sur le toit de sa remorque après le déneigement. Dans le cas présent, le toit de la remorque avait été déneigé avant son arrivée à Granby et il n’y avait pas eu de précipitations depuis ce moment», rapporte la coroner.

Elle a discuté avec des enquêteurs de la Sûreté du Québec. Des vérifications ont aussi été faites par le personnel du Bureau du coroner. Au final, «il apparaît qu’un tel décès est très rare et demeure un événement d’exception», conclut-elle. Aucune recommandation n’est émise et la conclusion «mort violente: décès causé par un polytraumatisme suite à une collision auto-auto» demeure inchangée.