Accueilli comme une rock star, PSPP parle de laïcité et d’ingérence étrangère
POLITIQUE. En cette dernière étape de campagne électorale, les chefs des partis y vont d’annonces et de ralliements pour éveiller l’électorat. Habituellement en congé le dimanche, le chef péquiste Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) est sorti de sa retraite dominicale pour traiter de laïcité et d’ingérence politique…à Granby.
De passage en matinée dans la circonscription de Brome-Missisquoi, plus précisément à Dunham, le chef du Parti québécois (PQ) a fait un détour vers Granby où une manne de supporteurs l’attendait sur l’heure du midi.
Accueilli comme une rock star à sa descente de l’autobus, PSPP s’est dirigé vers le micro pour une mêlée de presse pour présenter son engagement du jour en matière de laïcité. Toutefois, avant de sauter dans le vif du sujet, le péquiste en tête des sondages est revenu sur les allégations d’une possible ingérence américaine au cours de l’actuelle campagne.
Rappelons que depuis les dernières heures, des médias nationaux rapportent que des membres de l’équipe de Christine Fréchette auraient transmis à des journalistes des publications d’un groupe de réflexion américain qui souhaite soutenir le PQ afin de favoriser son élection.
« Je ne sais pas ce qui se passe dans son équipe ou ce que son équipe décide à sa place. Dans les deux cas, elle (Christine Fréchette) n’a pas de leadership ou soit elle nous ment. C’est l’un ou l’autre », a déclaré Paul Saint-Pierre-Plamondon. « Or, on apprend que le CAQ possédait cet obscur billet de blogue depuis dix jours et tentait de le passer aux journalistes (…). Il y a quelque chose d’incompatible avec la fonction de première ministre et je pense que ça la disqualifie pour la suite. »
Laïcité
Cessation du financement des écoles religieuses, interdiction du port de tenues et de signes religieux ostensibles (NDLR : clairement visibles et permettant généralement d’identifier une appartenance ou une pratique religieuse), bannissement des partenariats entre les écoles et les lieux de culte. Dans un Québec gouverné par le Parti québécois, PSPP souhaite resserrer la Loi sur la laïcité de l’État afin d’éviter que ne se reproduisent des situations comme celle de l’École Bedford.
« Il y a quelques constats qu’on peut faire maintenant, sept ans après l’adoption de la loi. Ces constats sont les suivants : le dossier des écoles religieuses subventionnées n’a toujours pas été réglé; les enfants ne devraient subir aucune pression religieuse dans nos écoles; la clause dérogatoire ne sera potentiellement pas suffisante pour préserver notre conception de la laïcité des tribunaux et du multiculturalisme canadiens. Il n’en reste pas moins que nous devons agir par rapport à la question de l’entrisme religieux dans nos écoles », a mentionné le chef péquiste.
Dernier droit
Présent aux côtés de son chef, le candidat dans Granby, Jean-François Arsenault, entame à son tour la dernière portion de la campagne avec optimisme.
« Ça fait cinq semaines qu’on fait du porte-à-porte tous les jours et on l’entend: les gens veulent du changement. Le vent est intéressant, mais on va continuer de travailler jusqu’à la fin. »
« Je suis très heureux qu’on ait reçu notre chef (…). Sa visite va nous donner une petite poussée jusqu’au 5 octobre », a conclu M. Arsenault.
