Bénévole infatigable au Café des Trois Pommiers
PORTRAIT. Ne demandez pas à Nicole Ménard de passer ses journées assise dans un fauteuil à regarder sa tablette ou son téléphone. La retraite tranquille? Très peu pour elle. À 83 ans, la Granbyenne mène une vie bien remplie.
En plus d’être proche aidante, elle consacre une partie de son temps au Café des Trois Pommiers, géré par SOS Dépannage-Moisson Granby. Une bénévole précieuse qui met son énergie au service des causes soutenues par l’organisme communautaire. Sa recette du bonheur est simple : être entourée de gens. Un élément essentiel à son équilibre.
En cette Semaine de l’action bénévole, les organismes communautaires ne manquent pas de souligner l’apport indispensable de ces femmes et de ces hommes qui donnent de leur temps pour leur milieu. À SOS Dépannage-Moisson Granby, ils sont près de 130 à faire rouler les activités semaine après semaine.
Parmi eux, Nicole Ménard parcourt le café de la rue Matton depuis cinq ans, faisant la navette entre la cuisine et la salle à manger. Deux à trois jours par semaine, cette octogénaire dynamique assure le service aux tables, une tâche qu’elle connaît bien après près de 40 ans de carrière en restauration.
« J’ai toujours travaillé avec le public », raconte-t-elle, rencontrée juste avant son quart de bénévolat. Service aux tables, débarrassage, remise en place et même un coup de main en cuisine : elle se sent chez elle au Café des Trois Pommiers. Chaque sourire et chaque remerciement sont pour elle une source de satisfaction.
« Au début, je suis venue pour dépanner une ou deux journées, et j’ai aimé ça », confie-t-elle. « L’ambiance est agréable, ça me permet de rencontrer du monde. On se sent bien ici. »
Toujours active
Entre sorties culturelles, casse-têtes et marche quotidienne de cinq kilomètres, Nicole Ménard ne reste jamais longtemps en place. Depuis dix ans, elle prend aussi soin de sa sœur malade.
« Aider les autres, c’est naturel chez moi. Quand je ne suis pas ici, je vais aider mon fils ou quelqu’un d’autre. Je ne me vois pas rester sans rien faire », dit-elle simplement.
Au café, elle a trouvé son milieu idéal : un restaurant animé, des clients, des échanges et une équipe qu’elle considère comme une seconde famille.
« Avec le temps, on crée des liens avec les clients. Ça fait du bien de venir ici, et je vais continuer tant que je serai capable », affirme-t-elle.
Et la tâche ne lui fait pas peur : à l’heure du dîner, elle peut servir jusqu’à une centaine de repas.
Pour elle, le bénévolat est une source de plaisir autant que de satisfaction. « C’est gratifiant, on aide les gens. Ma place, c’est ici », conclut-elle avec le sourire.
