Cadavre découvert au cimetière: Un an plus tard, le mystère persiste

GRANBY. Un an après la découverte d’un corps embaumé dans un amas de terre en périphérie du cimetière Mgr Pelletier, situé à l’angle des rues Bourget et Dufferin à Granby, le mystère plane toujours. Comment la dépouille s’est-elle retrouvée là? Quelle est l’identité de la personne? Des questions qui sont encore sans réponse.

Le 29 avril 2014, des employés du cimetière catholique de Granby ont découvert, vers 13h00, un corps dans une section retirée du cimetière où des tas de terre étaient entreposés. La dépouille se trouvait dans un fossé jonché de débris de roche et de terre. Le corps, qui était embaumé et en état de putréfaction avancée, était partiellement enseveli.

Lorsque les policiers d’une équipe de techniciens du Service de l’identité judiciaire de la Sûreté du Québec ont extirpé le corps, ils ont constaté qu’il était incomplet. Ils ont dû procéder au tamisage d’une importante butte de terre afin de tenter de retracer les membres humains manquants. Un maître-chien de la SQ s’était également rendu sur les lieux afin de procéder à l’inspection du boisé qui borde l’endroit où le corps a été retrouvé.

Le Bureau du coroner avait confirmé, deux jours plus tard, que le cadavre était passé entre les mains d’un thanatologue et qu’il avait été embaumé. Dans un point de presse tenu le lendemain, Claire Langan, porte-parole et présidente du conseil de la Fabrique de la paroisse Notre-Dame, qui gère le cimetière Mgr Pelletier, indiquait qu’aucun indice actuel ne permettait de croire que le corps provenait du cimetière.

«Il n’y a aucune évidence de méfaits ou d’exhumation accidentelle sur le terrain de notre cimetière», indiquait-elle. Une affirmation qui a été aussitôt réfutée par la SQ. «Pour l’instant, l’hypothèse la plus plausible que nous conservons est que ce corps proviendrait de ce cimetière. Il faudra toutefois attendre l’identification formelle du corps pour en arriver à cette conclusion avec certitude», notait à l’époque la sergente Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ de l’Estrie.

Statu quo

Un an plus tard, la situation a peu évolué. «Il n’y a toujours pas de nouveau dans ce dossier», confirme Geneviève Guilbault, responsable des communications et des relations avec les médias au Bureau du coroner. La dépouille n’a toujours pas été identifiée et impossible de savoir s’il s’agit du corps d’un homme ou d’une femme. «Nous sommes notamment en attente des résultats d’expertises d’ADN pour confirmer l’identité de la personne», précise Mme Guilbault.

Même état de situation du côté de la Sûreté du Québec. «On attend ce qui va se passer. Il n’y a pas d’apparence de crime dans ce dossier. Nous sommes donc en assistance au Bureau du coroner. Lorsque l’identité sera connue, cela devrait clore l’enquête», note la sergente Aurélie Guindon.

Un son de cloche identique au cimetière Mgr Pelletier. «On n’a pas de rapport du coroner, pas d’hypothèses. Le mystère plane encore», dit Claire Langan. «On aimerait comprendre ce qui s’est passé, mais c’est mystère et boule de gomme», ajoute-t-elle. Elle souligne que le cimetière n’a pas dû faire face à une horde d’appels téléphoniques de familles inquiètes. «Les premiers jours, on a eu un ou deux appels et rien après. J’imagine que les familles attendent comme nous», conclut-elle.