Cégep de Granby: un nouveau DEC conçu pour les passionnés d’entrepreneuriat

ÉDUCATION. Ce ne sont pas les nouveautés qui manquent au Cégep de Granby par les temps qui courent. Après avoir annoncé l’ajout du biathlon dans son offre sportive, l’établissement scolaire a mis sur pied un nouveau programme: Techniques d’administration et de gestion. Celui-ci vient remplacer la formation de Techniques administratives à compter de l’automne prochain.

Le nouveau parcours technique comprendra trois profils: marketing, comptabilité et finances ainsi que le profil Entrepreneuriat et stratégie d’affaires, la grande nouveauté.

Pendant la première année, les étudiants auront des cours communs et toucheront un peu à tout. C’est à la fin de leur deuxième session qu’ils devront choisir leur profil des deux années suivantes.

Démarches sérieuses

Cette refonte est une volonté du ministère de l’Enseignement supérieur.

« Ils ont vraiment fait une révision complète du programme. […] Ça fait presque trois ans qu’on est là-dessus à réfléchir. C’était un changement imposé par le ministère. […] Après ça, on est chanceux, parce qu’on a un beau cégep qui nous laisse carte blanche pour élaborer le programme, tant qu’on suit les règles », a affirmé la coordonnatrice du département de techniques administratives au Cégep de Granby, Nancy Rousseau.

Une étude de marché a également été menée pour évaluer les besoins des entreprises dans le monde du travail afin de mieux conceptualiser la nouvelle formation.

La technique administrative connaît beaucoup de succès. Le taux de placement est de 93,7 % à l’heure actuelle.

Seul problème: les entreprises intéressées à recruter des étudiants de ce programme doivent souvent patienter de nombreuses années avant de les attirer. Cela aggrave la pénurie de main-d’œuvre. « Près de 70 % de nos finissants vont à l’université après. Il n’y a donc pas assez de techniciens pour le marché du travail », a-t-elle souligné.

Prévenir

Bien des jeunes se lancent en entrepreneuriat ou en affaires de nos jours. D’autres décident d’y aller de manière radicale en lâchant complètement le cégep pour se concentrer sur le développement d’une PME. Des facteurs qui ont influencé la création du profil Entrepreneuriat et stratégie d’affaires.

« Dans le parcours actuel, on avait une compétence sur le plan d’affaires, mais qui allait moins en profondeur. Là, dans la nouvelle mouture, on a fait en sorte que l’étudiant qui veut faire de l’entrepreneuriat va avoir cinq cours spécifiques à lui avec des notions plus approfondies. […] De plus, les étudiants mettront en œuvre leur plan d’affaires, ce qui n’était pas le cas avant », a expliqué l’enseignante.

S’adapter

Les principaux cours axés sur l’entrepreneuriat se dérouleront principalement au cours de la troisième année. Un incitatif visant à convaincre les étudiants de ne pas quitter le programme pour se lancer en affaires. Une tendance réelle observée par Mme Rousseau.

« Chacun décide du profil qu’il veut prendre. Il y en a qui ne sont pas allés au cégep et réussissent très bien. Il y en a d’autres qui sont très autodidactes, mais qui préfèrent avoir une forme d’accompagnement ou de mentorat pendant qu’ils bâtissent leur entreprise. En bref, je ne m’oppose pas à ce qu’ils quittent. C’est leur propre décision et on respecte ça », a fait savoir celle qui est également représentante du programme en gestion de commerces.

Finalement, des changements seront effectués au niveau des stages. Les trois profils auront neuf semaines de stage réparties dans les deux dernières sessions (4 dans la cinquième session, 5 dans la dernière session).

Dans la structure actuelle, les programmes de comptabilité et de gestion de commerces comptent respectivement quatre et cinq semaines de stage.