De retour à la «maison»

COMMUNAUTÉ. Dans l’obligation de quitter le pays en février dernier en raison d’un imbroglio administratif avec l’Immigration, Kenza Ait Elghari est de retour à la maison. Documents officiels en main, la directrice événementielle et communication à la Chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Yamaska peut désormais se sentir chez elle et reprendre ses fonctions en présentiel.

De retour au bercail depuis deux semaines, la principale intéressée a causé la surprise en s’invitant à une conférence de presse de la Chambre tenue plus tôt cette semaine. Une apparition que personne n’avait venu venir.

Bien établie au Québec avec son conjoint depuis six ans, la Marocaine d’origine s’était retrouvée dans une situation délicate à propos du renouvellement de son permis de travail. Au cœur de l’affaire avec l’Immigration: l’omission de fournir le certificat de mariage original libellé en arabe.

Lors de ses démarches, la jeune femme de 27 ans avait plutôt fourni un certificat traduit en français, lequel avait néanmoins été dûment authentifié par un notaire. La résultante? Sa demande est pourtant refusée. Son dossier est fermé, sans possibilité d’appel ni de corriger les informations fournies. Et on connait la suite. Elle avait reçu par la suite l’ordre de retourner au Maroc en laissant derrière elle son mari, qui avait un permis de travail valide, et son petit chat, confie-t-elle aux journalistes.

«J’ai dû quitter avec une valise de 23 kg et ranger mes affaires accumulées durant six ans. Ç’a été pas mal compliqué. Et une fois là-bas (au Maroc), j’ai refait une demande, dont le traitement a pris six mois (…)», explique Kenza Ait Elghari. 

Une cinquantaine de documents plus tard, l’employée de la Chambre obtient finalement un visa temporaire de trois mois. Un premier pas pour entrer au Canada d’ici la délivrance de la carte de résident permanent. «À l’aéroport, on m’a dit que ma carte me sera envoyée par la poste», se réjouit-elle.