Deux arrestations au bar Montana Saloon

GRANBY. Une intervention de routine au bar Montana Saloon, sis sur la rue Empire à Granby, a mené à deux arrestations et à la saisie d’un poing américain et de pilules.

Les patrouilleurs du Service de police de Granby se sont présentés au bar Montana Saloon, vers 2h30, jeudi pour y effectuer une visite de routine. «À l’intérieur, ils ont interpellé deux individus. Un d’entre eux, il s’agit d’un homme de 20 ans, de Granby, connu de nos services, était en bris de condition. Il devait respecter la condition de ne pas se trouver dans un établissement licencié», explique l’agent Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby.

À la vue des policiers, un autre client du bar s’est sauvé. Les patrouilleurs l’ont pris en chasse et l’ont rattrapé afin de procéder à son arrestation. Steve Péloquin, un Granbyen de 22 ans connu des policiers, avait en sa possession un poing américain, c’est-à-dire une arme prohibée par le Code criminel. «Des pilules ont également été retrouvées sur lui et saisies. Elles devront être analysées afin de savoir si elles sont légales ou non», poursuit l’agent Rousseau.

Les deux suspects ont été transportés au poste de police et ont comparu jeudi au palais de justice de Granby. Péloquin a été accusé de possession d’une arme prohibée et de s’être évadé d’une garde légale. Il demeure détenu jusqu’à son retour en cour le 7 avril.

Une version contredite

Nancy Bibeau, la copropriétaire du bar Montana Saloon, qui a joint GranbyExpress.com en fin de journée jeudi, contredit la version des policiers de Granby. La femme d’affaires, qui précise avoir été présente tout au long de la nuit de mercredi à jeudi, indique qu’un seul individu a été interpellé dans son bar et cela s’est passé vers 1h00. «Un jeune homme a été arrêté par les policiers à l’intérieur de mon commerce. Ils l’ont amené à l’extérieur pour l’asseoir dans l’autopatrouille. J’ai parlé avec le superviseur. Ça s’est terminé là», raconte-t-elle.

À la fermeture du commerce, ses employés effectuaient leurs tâches régulières lorsqu’ils ont remarqué de «l’action» dans le stationnement municipal où un homme se faisait arrêter par les policiers. «Une policière est venue cogner et a demandé d’entrer dans le commerce. Elle voulait discuter avec mes employés», ajoute Nancy Bibeau. Elle relate que son amie aurait parlé avec le suspect plus tôt dans le stationnement. «Elle lui a parlé dehors et il lui a dit qu’il avait un poing américain [sur lui]. Elle a dit ça à la policière. Elle est allée au poste de police pour faire une déposition», poursuit Nancy Bibeau.  

Si Mme Bibeau réfute l’allégation que l’arrestation s’est effectuée dans son commerce, elle confirme toutefois que le suspect y avait séjourné plus tôt dans la soirée.